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 Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 1: La muraille.

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ChonvyRanger

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Localisation : En train de fuir le plus loin possible des monstres... en clair on ne sait pas...

MessageSujet: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 1: La muraille.   Dim 16 Jan - 13:54

(Note hors RP: cette aventure se déroule après "Deux voyeurs par une nuit sans lune". Je n'ai donc pas encore l'expérience de ma précédente aventure mais je ne tient plus d'attendre, je post!"


Ménéa. Cité souveraine du royaume de Kyrion. Le cœur de l’empire Solaris. Bastion de la civilisation dans ce qu’elle a de plus grandiose : dans ses rues animées, un millier de vies se déroulent paisiblement, les marchands marchandent, les mendiants mendient, les forgerons forgent, les scribes scribent, les gardes gardent, les acrobates font des acrobaties, les coupeurs de bourses coupent les bourses et les filles de joie… font naître la joie !

Bien qu’étant jeune, la cité rayonne dans toute sa gloire, ces murs gris défiants les paysages hostiles de toute sa hauteur. La cité ne domine pas que par sa taille, c’est sa puissance économique et militaire qui attire à elle tous les voyageurs de passages : à la recherche de bonnes affaires, d’un lieu sure où passer la nuit, d’un travail de mercenaires à l’ambassade, ou simplement en touriste, Ménéa voit se bousculer en son sein une foule de mercenaires, de guerriers, de roublards et de baroudeurs.
C’est ainsi que les quatre entrées de la cité, encadrés par les imposants murs, sont continuellement embouteillés par une foule dense, des habitants, des voyageurs, des gardes de retour de leur service ou des paysans des environs, venus vendre leur récolte.

Loin de cette agitation journalière, du brouhaha de la foule et des bousculades, les remparts de Ménéa est un lieu calme, paisible, serein… voir franchement ennuyeux. C’est ce que pensa Herster, au moment même où il étouffa un bâillement de sa main libre, l’autre étant occupé par une imposante hallebarde. Lorsqu’il entra dans la garde de la cité, il y a environs trente ans maintenant, Herster avait imaginé un métier noble, plein de danger. Il s’était imaginé alors, dernier rempart entre la civilisation et la barbarie, protégeant la veuve et l’orphelin de quelconques mécréants, pourchassant les voleurs et autres pickpockets dans des ruelles sombres et malfamés, assurant la sécurité de tous les honnêtes citoyens, leur assurant une paix inébranlable. "Dormez bien brave gens de Ménéa ! Herster veille au grain !", voilà le discours qu’il avait leur de son engagement. Aujourd’hui son discours ressemblerait plus à "Engagez vous qu’ils disaient !"…

Il s’est bien vite rendus compte que la fiction n’avait rien à voir avec la réalité… il en était même fort loin. Son travail avait débuté avec les tours de gardes dans les quartiers résidentielles, faisant milles rondes dans le quartier le moins agité de la ville, ne surprenant que rarement quelques cambrioleur et à ces moments, nul course poursuite haletantes ou de duels désespérés, le coupable se rendant plus tôt deux fois qu’une et l’affaire se terminait soit en prison, soit en pots de vin… C’est justement pour avoir haussé le ton sur cette dernière pratique, à l’époque où il croyait encore à la justice et à l’incorruptibilité, que ses supérieurs décidèrent de lui faire une « promotion » dans l’équipe de garde de la muraille. Promotion mon cul ! S’il y avait bien un endroit où les gardes ne voulaient pas être assignés, c’était la muraille. Pour dire, les tours de gardes sur les remparts sont une des mises favorites des soldats au poker et autre jeux de hasard : «Je mise 20 pièces d’or : tu gagnes, ils sont à toi. Tu perds, tu me remplaces à ma corvée la haut ! ». Il faut dire que, pour un homme d’action, la muraille, il ne s’y passe pas bien des choses tous les jours. Il ne s’y passe jamais rien même. Et le pire, c’est les jours de pluie…

Peut après avoir baillé, Herster eut pour réponse le bâillement de son collègue, Jek, un jeune bleu mal rasé aux cheveux noir qui n’avait même pas encore reçu son casque, la forge ayant du retard sur la livraison.
"C’est tous les jours comme ça lieutenant ?" le questionna discrètement la jeune recru.

Le soupir exaspéré de Herster était une réponse sans équivoque. Il râlait, mais finalement, sa position de soldat n’était pas si désagréable : il était nourrit, logé (certes, il y a mieux qu’une caserne, ça pue, il n’y a que des mecs, le coin des ablutions est immonde, on doit supporter les blagues au goût douteux de Jarl… "Mais c’est mieux qu’un banquet chez les ogres", comme lui avait souvent dit sa mère…), il était bien vêtu (le tout nécessaire pour un soldat de Ménéa : une cotte de maille rutilante, une cervelière rehaussée par une plume, deux spallières en acier et le tabard traditionnel à la livrée de la famille Solaris) et avait tous les prestiges et les honneurs dû à un homme en uniforme, c'est-à-dire le droit de porter l’arme, de "demander" des réductions aux commerçants et de se faire appeler « monsieur » dans la rue. Mais si seulement ce bouleau n’était pas aussi chiant ! Rester planter toute la journée sur un chemin de ronde, à fixer l’horizon d’un air bête, ce n’est pas une vie. Le lieutenant à déjà eux tout le temps de mémoriser par cœur la géographie autour de Ménéa, apprenant le nom de chaque, pics, chaque plaines, chaque forêts, chaque cours d’eau, chaque villages visibles depuis les remparts et lorsqu’il ne s’entrainait pas à cracher ou à jongler avec sa hallebarde, c’était qu’il discutait lacement de la pluie et du beau temps avec ses collègues, aussi blasés que lui. A quoi ça sert de surveiller tout le temps une protection en temps de paix ? Combien de fois il avait rêvé que, lors d’une journée comme celle-ci, alors que le soleil se couche, une armée de barbares, de monstres et de voleurs, machines de sièges derrières eux et échelles de sièges sur le dos, se lançait à l’assaut des remparts, sortant en masse des bois alentours poussant un cri de guerre horrible et sauvage, percutant avec fracas les défenses de la ville. Il se voyait alors, ultime défenseur du peuple libre, menant ses braves à l’assaut, repoussant vaillamment l’envahisseur.

Il savait que si ce jour la arrivait, ce serai le dernier de sa vie, mais il l’attendait avec impatience, ce jour où sa vie aurait vraiment un sens ! On pourra dire de lui "Il est mort en héros !". Tel fût donc sa surprise, lorsqu’il vit, passer à quelques pas de lui, entre lui et Jek, le bout d’un grappin qui vint prendre fermement prise entre deux créneaux. Les deux gardes restèrent muets, trop stupéfaits pour esquisser le moindre geste. Ils restèrent paralysés encore quelques temps avant de se mettre en garde, s’éloignant vivement des créneaux, les hallebardes baissés. *Ça y est Herster ! Ça y est ! Ton jour de gloire est arrivé !* C’est le jour qu’il attendait tant ! Mais comment ? Comment avait il fait pour ne rien voir arriver ? Aurait-il été si inattentif qu’une armée entière se serai faufilé sous son nez, sans même déclencher l’alarme ? Ou sont les cris de guerres de la horde ?

Ils restèrent silencieux, concentrés sur les créneaux, cramponnés à leur arme, le cœur battant la chamade et leurs muscles en alertes, près à voir d’autres crochets s’agripper, à entendre l’alarme qui ne tardera pas à être donner et à vendre chèrement leur vie contre des barbares hirsutes vêtu de peaux de bêtes ou des horreurs plus répugnantes.
Mais rien. Nul autre crochets. Et ses collègues dispersés sur les remparts ne semblaient pas affolés le moins du monde. Seul un vigile, au sommet d’une tour sur sa gauche, avait assisté à la scène et observait comme eux cette étrange attaque, un arc à la main. Toujours sur leur garde, les deux soldats s’approchèrent prudemment des créneaux lorsque le mystérieux grimpeur surgis devant eux, prenant pied sur le chemin de ronde, de la manière la plus simple et naturel au monde sans se soucier des regards ahuris fixé sur lui. Herster c’était attendu à voir une brute épaisse et puante, mal rasé foncer vers lui la hache levé mais la réalité fut tout autre… sauf en ce qui concerne la barbe et l’odeur…

Le jeune homme blond qui lui faisait face avait en effet négligé son hygiène depuis un petit bout de temps (2 semaines ce sont écoulés depuis les bains du "Havre des Pics Ardents") et empestait la transpiration suite à son éprouvante ascension. Il Respirait bruyamment, haletant, reprenant son souffle avec peine, il remonta tranquillement la corde du grappin, la plia maladroitement dans un sac de voyage troué avant de décharger son lourd fardeau : dans son dos, accroché en bandoulière par un long drap, un chien loup était maintenu entravé contre le dos de l’humain. La bête était raide, les muscles tétanisés, avait les yeux écarquillés et la langue pendante, bien plus par la peur que par la fatigue et à en juger le dos de l’inconnu dont la cape a été lacéré et déchiré à coup de dent, on pouvait se douter que l’animal avait opposé une vive résistance quand à l’idée de la glorieuse ascension. Une fois que les pattes de l’animal rencontrèrent de nouveau la terre ferme, il se retrouva comme ressuscité, reprenant vie et mouvement et détala comme un fou, faisant des tours et des détours de chemins de ronde. C’est cette agitation qui attira enfin l’attention des autres vigiles qui se pressaient maintenant vers l’étrange scène.

Chonvy ne savait pas trop quoi dire. Il y a juste un instant il était en train de suer sang et eau afin de passer la montagne qui entourait la ville et maintenant il se retrouvait le centre d’intention d’une foule armée, qui le regardait comme si il était un sarotam nymphomane en tutu rose. Plutôt gêné par tous ces regards ahuris, surtout à cause des deux gardes de têtes qui le dévisageaient l’air béat, la bouche grande ouverte, il ne trouva rien d’autre à dire en souriant bêtement :
"Bonjours messieurs ! Belle journée c’pas ?"

Cette simple déclaration jeta un froid glaciale sur l’assemblée, qui ne se remettait pas de leur stupeur. Une seule question traversa l’esprit des soldats médusé : *Mais qui est cet abruti ?*.
Ce fût finalement le lieutenant Herster qui exposa l’étonnement et l’incompréhension général au jeune intrus simplet et ceux d’une manière plutôt brutale et effrayante : son teint était passé du blanc linge à un rouge écarlate flamboyant, ses yeux étaient un puis de flammes sans fond et il respirait fortement, de manière saccadé, comme un auroch enragé. Ce petit con lui avait foutu la trouille de sa vie, et maintenant il restait planté là à sourire comme un âne ? Et son combat héroïque ? Et la gloire ? Sans compté que si l’incident venait à remonter plus haut, il pouvait dire adieu à son grade. Même pire, à son boulot et tous ses avantages! Le vétéran ressemblait plus à un homme ayant fait un voyage au cœur de l’enfer qu’à un être humain, ses collègues prirent une distance de sécurité "convenable" de 5 mètres, tous prenaient pitié du pauvre bougre tremblant et apeuré qui était obligé de faire face à la fureur du lieutenant. Chonvy suait à grosse goute devant le visage démoniaque du vétéran, qui c’était approché si près que ses épaisse moustaches grises hérissés par la colère lui chatouillaient le nez. Il ne savait pas trop ce que lui voulait ce vieux taré et le pourquoi d’une telle animosité mais une chose était sur : *Maman j’ai peur…*

"Toi… tit merdeux… C’est une tradition de ton patelin d’entré en ville comme ça ? Les portes c’est pas fait pour les chiens bordels ! Même les chiens prennent la porte !"

"Ben, j’en sais rien, Inu ne semblait pas trop pressé d’entrer, je peux pas confirmer" dit-il en pointant innocemment le chien du doigt. "Non, messire, laissé moi vous expliquer…"

"Vas-y garçon, essaye de m’expliquer la raison qui t’as poussé à te taper l’escalade de la plus haute muraille du continent, je suis intéressé." grinça le vétéran un sourire mauvais affiché sur son visage. "Tu dois avoir pas la conscience bien tranquille pour essayer de t’infiltrer en douce…"

"En douce, en douce, c’est un bien grand mot messire ! J’essayais simplement d’éviter la foule à l’entrée, ça bouchonne sur des mètres et des mètres!"
Chonvy se rapprocha du garde et lui murmura à l’oreile "Ouais, faut éviter la foule à Ménéa à ce qu’il parait. C’est Wasurg qui me l’a dit, Ménéa c’est plein de voleurs, qui vous volent argents et caleçons sans que l'on s'en rende compte ! Et en plus, c’est triste à dire mais selon lui la garde fait mal son boulot et serai incapable de coincer la moindre fripouille. Mais que cela reste entre nous messire, je pense en plus que les gardes de cette ville sont pourris : ceux de l’entrée essayaient de me raquetter, c’est une honte ! Et ils sont sensés assurer la sécurité ? Laissez moi rire !"

Les moustaches de Herster venaient de pointer à 90° vers le haut tendis que son corps était secoué de spasmes. Il parvint à articuler entre ses dents, un sourire sauvage dessiné sur son visage.
"T’es un petit comique toi hein ? T’es un plaisantin hein ? Moi aussi j’aime rire ! Je vais t’en raconter deux biens bonnes ! Ce que tu appelle des gardes pourris sont de bons fonctionnaires qui ne font que s’acquitter du "droit de passage" en échange duquel on remet un laisser passer à tous ceux visitant la cité, et d’une ! Et ensuite, c’est plutôt mauvais de médire sur l’efficacité des soldats de Ménéa, surtout devant un lieutenant, et de deux !"

Chonvy assimila plutôt lentement ces quelques informations. Il contempla de haut en bas, l’air béat le vieux monsieur en armure qui lui faisait face, prenant peux à peux conscience qu’il portait l’uniforme de la ville. Les moustaches! C’était les moustaches qui l'avaient induit d’erreurs ! Il était tellement obnubilé par les longues moustaches grises de son interlocuteur qu’il n’avait pas remarqué qu’il était armé! Dans une dernière et ultime gaffe, qui lui sera fatale, il ne pût contrôler sa surprise et s’exclama tout haut :

"Quoi !? On engage même les papis maintenant ?"

C’était la goutte d’urine qui faisait déborder l’urinoir. Le vétéran claqua des doigts et pointa Chonvy et ordonna d’une voix parfaitement calme et assuré :
"Messieurs, emmenez ce clown au poste pour "outrages à un fonctionnaire en service" et "entrée illégale"."

Il fallut que quelques secondes pour que deux malabars se glissent derrière Chonvy et l’agrippent sous le bras, le faisant décoller de quelques centimètres du sol. Se rendant compte de la situation, le ranger se mit à se débattre et à se tortiller dans tous les sens, mais tous ces efforts furent vain, il était trop bien maintenue.

"Mollo les gars ! Lâchez moi bandes de brutes ! Je vous préviens : quand on me cherche on me trouve !"

Pour appuyer ses propos, le Ranger Souriant décocha un coup de talon direct sur le pied de l’un de ses agresseurs. C’était l’un des points faibles de la garde : ils ne pensent jamais à équiper les troupes de bottes renforcé, coupes budgétaires obligent… les os des orteils craquèrent sous le choc et le soldat lâcha son emprise en hurlant et en se tenant le pied en sautillant comme un âne, mais le bras droit de Chonvy restait agrippé et il vit du coin de l’œil le second gardes près à lui assener un direct dans le museau. Le poing du soldat s’arrêta à quelques centimètres de la tête du blondinet, son visage se crispa en une hideuse grimace puis il lâcha un cri de douleur déchirant avant de se débattre furieusement contre le chien-loup grognant qui lui mâchouillait l’arrière train. Second point faible : il n’y a pas assez d’argent pour équiper les gardes en culottes renforcées ! D’ailleurs ça n’existe pas… Le ranger ne pût s’empêcher de compatir à son sort : il connaissait mieux que quiconque la douleur que l’on pouvait ressentir face à la morsure d’Inu. Mais il était maintenant libre de ses mouvements et profita d’une ouverture dans la masse de soldats pour se ruer en avant, son baluchon coincé sous le bras et l’épée à la main, Inu à sa suite avec encore un morceau de pantalon coincé dans sa gueule. Les gardes réagirent comme un seul homme et se ruèrent à la poursuite de la silhouette en-capée qui avait meurtri leurs camarades. Herster se serai lui aussi élancé si il n’avait pas été retenu au dernier moment par Jek.

"Lieutenant ! Attendez ! Vous ne m’aviez pas dit que l’on avait récemment installé de nouveaux pièges entre les premières murailles ?"

Le vétéran réfléchit longuement à cette déclaration. Enfin, un petit sourire sadique illumina son visage, le même sourire qui s’affichait sur le visage de la jeune recrue. *Finalement, on va pas s’ennuyer aujourd’hui.*





*Alors… à gauche… le vide… à droite… le vide, et un autre mur… devant, des gardent qui accourent… derrière… une foule enragé……………… Monde de merde ! Moi et ma grande gueule !*

C’était un résumé plutôt catastrophique de sa situation actuel : détalant sur le chemin de ronde, il n’avait que pour seul option de courir droit devant, mais cela allait le jeter directement dans les bras d’autres soudards qui ont été alertés par le vacarme. A vingt contre deux, le combat était plus qu’inégale… Soudain, une porte de sortit s’ouvrit à lui, échappatoire providentielle à cette situation désespéré : un peux plus loin sur sa droite, un escalier de pierre descendait directement vers la seconde douve, entre les deux premiers remparts. Il parvint à s’y faufilé juste avant que les mailles du filet ne se resserrent, échappant de peux à la prise en tenaille. Il sauta quatre à quatre les marches du long escalier, dans une course qui lui parut interminable.

Enfin, lorsqu’il mit pied sur le sol boueux des bords de douve, son instinct de survie fortement développé l’avertit d’un danger éminent et fortement périlleux : il se retourna pour constater que les gardes s’étaient stoppés à la moitié des escaliers et ricanaient bêtement en lui faisant coucou. D’abord incrédule face à se retournement de situation, un grincement sinistre attira son intention : du côté de la muraille, plusieurs meurtrières apparurent entre les épais blocs de pierres, d’où on pouvait voir dépasser les pointes de carreaux d’arbalètes. Chonvy hurla avec la voix aiguë d’une jouvencelle. La suite, est un peux difficile à décrire : tout n’est que chaos, hurlements et poussières. Après avoir tant bien que mal évité les premiers carreaux, il fût contraint de plonger dans la douve lorsque l’un des traits l’atteignit à la jambe. Après quelques brasses dans l’eau boueuse, l’apparition soudaine de plusieurs ailerons de créatures aquatiques, sans l’ombre d’un doute carnivores, l’obligèrent à se taper une petite pointe de vitesse vers l’autre rive. Là, il fût accueilli par une chute de rondins de bois qu’il esquiva maladroitement, avant d’échapper de près aux lames acérés qui jaillissaient du mur. Lors du dernier sprint, le ranger et son animal de compagnie échappèrent, aux prix d’intenses frayeurs, aux fosses piégés, aux champs de mines, aux lapins explosifs et au troupeau de cochons sauvages que l’on lâcha sur eux.
Lorsqu’il vit un autre escalier se dessiner devant lui, il crut d’abord toucher la félicité du bout des doigts. Mais à trop contempler le soleil, on se brule les yeux : le dernier piège était posté sur la ligne d’arrivée. Chonvy perdit l’équilibre, au cour d’un faible instant, où tout semblait ralentir autour de lui, il sentit ses pieds s’élever du sol. Alors qu’il chutait, il fustigea du regard le responsable de son échec, lui qui était là, posé discrètement devant l’escalier, semblait encore le narguer alors qu’il venait de causer sa perte. La peau de banane. Il n’y a rien de plus con et de plus efficace que la peau de banane.

Les étoiles dansèrent autour de lui lorsque sa tête rencontra la roche : toute une galaxie nouvelle se dessina sous ses yeux, des constellations s’animaient alors qu’un épais brouillard lui voilât la vue. Lorsque la brume se dissipa, il se sentit volé, planant au dessus du sol, tel un oiseau gracieux. En dessous de lui, il vit Inu marché à ses côté, les oreilles pendantes et la queue entre les pattes et couinait tristement lorsqu’il contemplait l’état de son maître. Alors qu’il lévitait, Chonvy remonta tout un hall d’honneur de gardes qui applaudissaient à son passage, certain lançaient des fleurs sur son chemin, d’autres le taquinaient du bout de leurs hallebardes. La procession composée de Bubbo, colosse robuste et hirsute qui tenait le fuyard par le collet et le soulevait comme un sac à patate, de Jek et de Herster, remonta triomphalement le chemin des douves, avec leur prisonnier à demi inconscient qui riait bêtement en renvoyait les salues des gardes morts de rire.


Ainsi commença les aventures de Chonvy à Ménéa. Souhaitons lui bonne chance pour la suite.

[Terminé]


Dernière édition par ChonvyRanger le Dim 23 Jan - 17:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 1: La muraille.   Mer 19 Jan - 20:38

Et 470 xp d'un coup! Vivement la suite ^^'

Juste une remarque: fais gaffe aux fautes d'accord et aux fautes "bêtes" (je ne les ai pas comptées car elles ne sont pas très remarquables, mais fais-y attention malgré tout (le "sure" au lieu de "sûr", le "les quatre entrées...est" pour ne citer que celles du début). Enfin je te fais confiance pour réussir à rectifier ces quelques fautes d'inattention Wink.

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