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 La grande Epée du Seigneur de la Souffrance

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Cygnia



Messages : 14
Date d'inscription : 25/11/2010

MessageSujet: La grande Epée du Seigneur de la Souffrance   Mar 18 Jan - 19:13

« Oyez oyez ! En raison de problèmes demandant sa présence, notre bien-aimé gouverneur, Sigmund Solaris, se trouve dans l’incapacité d’accorder une audience à qui que se soit et ce jusqu’à nouvelle ordre ! »

Le message avait été passé quelques jours avant par un orateur, à Ménéa. Le jeune Sigmund se trouvait actuellement en voyage vers Orizam, appelé par les gardiennes de cet endroit sinistre à cause du gamin d’Alkaïr. Ce mi-démon prépare quelque chose et il faudra bien que je m’en occupe un jour ou l’autre. Si il parvient à s’évader, chose dont je ne doute pas qu’il réussisse à le faire un jour, il va se remettre à fouiner et ça risque d’être plus que gênant pour moi. Si il découvre lui aussi l’emplacement de ma cachette, il risque d’y être attiré inexorablement... Même si elle est très bien cachée à l’heure actuelle, c’est un risque que je ne peux pas me permettre de prendre.

Malgré tout, l’animation que ce gamin causait allait me permettre de réunir une autre des pièces dont j’avais besoin. Actuellement, je ne disposais plus de beaucoup de serviteurs, et ils n’étaient guère puissants. J’avais donc besoin de trouver des esclaves digne de se nom, mais je ne m’inquiétais pas trop de cela, il était rare qu’une personne m’intéressant refuse une de mes offres. Et si elle le faisait, c’était en général la dernière chose qu’elle faisait de sa première vie, car je n’allais pas gâcher une main d’œuvre si peu onéreuse.
Il fallait également que je n’oublie pas le risque des Grandes Epées. Ces armes sont puissantes, et c’est à la fois un avantage et un inconvénient pour moi. Cela dit, je n’ai actuellement que peu de choses à craindre. Nimyan a disparue avec le gamin pourfendeur. Nortalis est encore fidèle à un mort, Solstus est au fond d’un lac, et la contrefaçon de Tenebros est bien cachée et n’obéit qu’à lui. Comme je compte me débarrasser de lui un jour ou l’autre, il ne reste plus que Rosario.

En principe, elle aussi ne devrait pas me causer de problèmes, vu qu’elle est détruite et a perdu ses pouvoirs. Néanmoins, si le gamin d’Alkaïr a réussit à trouver les rites de forge sainte, rien ne garanti qu’ils ne se soient pas passés de génération en génération parmi les plus grand forgerons. Je pense bien sûr au vieux Lomeris en disant cela, mais il peut m’être utile et je ne compte donc pas m’en débarrasser. Pas maintenant en tout cas. Après bien sûr, mes pouvoirs sont largement suffisants pour que je puisse ramener l’épée de Sainte Vie à son état d’origine, bien avant que Tenebros ne lui dérobe ses pouvoirs pour les mettre dans sa contrefaçon.

J’avais donc prévu de m’emparer de Rosario. Le pouvoir d’une des 4 Grandes Epées n’est pas négligeable, surtout celui de Rosario qui a un effet curatif sur celui qui l’a porte. D’ailleurs, je me demande bien comment le mi-démon à réussit à transformer ce pouvoir quand il a créé sa contrefaçon, enfin peu importe. Je ne craignais pas tellement de blessures, mais rien que le fait que Rosario soit une des Grandes Epées suffisait à ce que je m’y intéresse.
Cette épée était conservée dans le manoir Solaris et sous bonne garde depuis que le gamin pourfendeur l’avait redonnée à Sigmund. M’en emparer ne serait pas le plus simple, ni le plus discret, mais il était temps de toute façon que Kyrion sache que le Seigneur de la Souffrance était de retour. Plus de 5000 ans que j’attendais ce moment. L’âge de l’Incertain allait bientôt faire place à l’âge de la Souffrance. Enfin, nous n’y sommes pas encore.

J’avais décidé d’agir de nuit. Les ombres étant plus grandes de nuit, mes pouvoirs en seraient plus important. En plus, rien n’est plus plaisant qu’un massacre au clair de lune. On ne m’appelle pas Sombrelune pour rien.

Le manoir était grand et bien gardé. On constatait bien qu’il s’agissait de la demeure du chef de Kyrion. De plus, sa demeure comptait d’autres reliques des temps anciens, tels que l’armure du prophète gardien, un type un peu fou. Je me souviens l’avoir rencontré un fois, et je ne serai pas étonné d’apprendre qu’il était le fondateur du clan de Rase-ta-Féraille. Il avait dût réussir à fumer Velparion, celui-là. Dommage que je n’ai pas retrouvé ses cendres, il était suffisamment puissant pour que je daigne lui offrir une nouvelle vie. Le manoir comportait aussi un nombre incalculable de livres, dont certains sont des retranscriptions de textes de l’ancien royaume. Si j’avais eu plus de temps, j’aurai peut être été y faire un tour histoire d’emprunter de la lecture à Solaris.

M’infiltrer dans le bâtiment ne fut pas chose aisée. L’endroit était entouré de détecteurs magiques dès les jardins, ce qui empêchait quiconque de pouvoir s’infiltrer dans la bâtisse. J’avais beau être en marcheur des ombres, j’eu à peine reprit forme matériel dans le jardin que j’avais les gardes autour de moi, prêt à tenter de me tuer. L’un d’eux, sûrement le chef, s’avança. Se fut la dernière chose qu’il fit avant que je ne dégaine la lame de mon bâton et transperce son cœur avec. Les autres hommes réagirent aussi sec et abattirent leurs armes sur moi. Elles me transpercèrent, mais ne me tuèrent point. Elles me donnaient juste l’impression d’avoir été piqué par des moustiques de toute part. Je créait alors un trou noir sous mes pieds qui les englouti tous alors que j’étais immunisé contre les effets de mon pouvoir. Peu m’importait de les libérer après ou pas, ils ne m’intéressaient pas du tout. Prenant le temps d’arracher leurs armes de mon corps dans la mesure du possible, allant parfois jusqu’à ce qu’elles me transpercent de part en part pour qu’elles soient plus facilement retirables, je me mettais à la recherche de l’arme.

Cependant, elle était simple à trouver puisqu’il me suffit d’aller toujours tout droit depuis l’entrée de la bâtisse pour trouver son écrin et sa cloche de protection. Une ouverture laissait la lumière lunaire descendre sur la lame brisée. Je suppose que cette ouverture était plus faite pour laisser passer les rayons du soleil, qui est l’astre symbole de Rosario, alors que la lune est plutôt représentative de Nimyan. L’Epée était telle qu’elle avait toujours été décrite : longue (enfin, elle était censé l’être, bien que les deux fragments reposent l’un à côté de l’autre), la lame d’une teinte très argentée sauf en milieu, dans l’écart causé par les doubles sinusoïdes dessinée dessus, et qui était d’obsidienne. Sa garde et son pommeau étaient légèrement dorés tandis que la poignée de cuir avait gardée une belle couleur d’érable. C’était une lame magnifique. Quel dommage qu’elle est vécue enfermée sous une cloche de verre pendant un an ! Et quel dommage que cet imbécile de Tenebros lui est retiré ces pouvoirs pour créer sa minable contrefaçon. Il est tellement intéressé par le savoir et le pouvoir, qu’il n’est même pas capable d’apprécier la beauté sous sa forme la plus pure. C’est peut être la différence entre un fils de démon et le fils d’une Déesse. En tout cas, cette arme allait être à moi.


« Je vous déconseille d’approcher plus de cette relique. » dit calmement une voix derrière moi, qui était restée dans les ombres.


L’homme qui venait de prendre parole avança et il fut révélé à la lumière diurne. Il était plutôt grand, presque autant que moi. Ses cheveux gris étaient mi-longs et quelques mèches tombaient sur son regard dur et bleu comme l’océan. Il portait une tenue cérémonielle des chanteurs de l’eau, c'est-à-dire une sorte de tabard bleu sombre avec des bordures bleu ciel. Une cape à la couleur jaune d’or était posée sur ses épaules et accrochée sous les épaulières en argent qui les abritaient, symbole de son rang de garde du corps du gouverneur de Kyrion. Il portait en main un vouge, une arme que je savais très peu adaptée aux combats en milieu confinés tels que celui où nous nous trouvions à ce moment précis.

« Tevam Kerm je présume. » Dis-je sur le même ton neutre et détaché que d’ordinaire.

Tevam Kerm était le garde du corps personnel de Sigmund Solaris et le meilleur combattant à sa disposition. Raizen le Pourfendeur avait tué l’autre garde du corps, Rodrill quelque chose. Quelque chose car je n’avais pas retenu son nom de famille, et je m’en fichait bien. Et Sigmund n’avait pas pris le temps de remplacer son bien aimé garde du corps qu’il avait envoyé à la mort bassement en le faisant devenir membre du Conclave d’Obscurion.

L’intéressé tenta de se mettre entre le piédestal et moi, une des lames de son arme pointée dans ma direction. Quant à moi, la lame sorcière à l’extrémité de mon bâton était toujours dégainée et il me suffirait d’un mouvement pour arracher un cri de douleur à cet inconscient.


« Qui es-tu ? » me demanda-t-il. Je restais le visage caché par l’ombre offerte par ma capuche, et la bouche cachée par le col de mon manteau. Néanmoins un léger sourire trônait sur ma bouche. Cet idiot pensait pouvoir me vaincre. Pensait me dominer. A quel point se trompait-il...

J’engageai les festivités en frappant en direction de son poignet. Il avait vu le coup venir et avait esquivé allègrement. Je lui répondais tout simplement.


« Je suis ta dernière vision. »

Ne faiblissant pas face à cette affirmation, mon adversaire lança l’attaque en faisant tournoyer son arme tout autour de lui et en se rapprochant de moi. J’aurai très bien put pointer mon arme au milieu du nuage de lames pour vaincre directement, mais j’avais beau être immortel, je tenais encore un temps soit peu à mon bras. Ses mouvements étaient rapides, agiles, et malgré la difficulté à manier une telle arme sans en subir les conséquences, les coups semblaient le frôler mais pas le toucher. Dommage, voir quelqu’un s’automutiler était toujours amusant.

Je reculais encore petit à petit face à son attaque jusqu’à cogner contre le piédestal de Rosario. L’homme sourit, pensant m’avoir acculé, jusqu’au moment où je pointais mon bras. Derrière mon col, mon sourire était lui aussi visible.

Aussitôt apparut un trou noir au dessus de nous d’où tombèrent les gardes précédemment absorbés. Ne pouvant s’arrêter dans son attaque, Kerm fut submergé par ses hommes, et en massacra même plusieurs dans ses mouvements. La souffrance physique fut accompagnée par la souffrance morale du garde de Solaris qui voyait avec horreur ces compagnons mutilés de sa propre main. Je m’enivrai de cette sensation de pouvoir immense qui me submergeai et qui venait de cette masse d’individu, pile au moment ou mon cher adversaire parvenait à se dépêtrer. La lumière diurne m’offrit la vision d’un homme haineux envers moi. Il se jetta alors sur moi, plus aucune tactique ou stratégie dans son esprit. La dernière chose qu’il vit le gela d’effroi.

Le soleil se levait alors petit à petit tandis que je m’éloignais de la bâtisse en flammes. Un incendie avait malencontreusement été déclanché dans la salle d’exposition de Rosario. Le piédestal était désormais brisé, l’antique lame ayant totalement disparue. On retrouverait d’ici quelques heures des dizaines de cadavres de malheureux mutilés à souhait. Et sur la cloche de verre brisée, le corps gisant de Tevam Kerm, avec un symbole de soleil dessiné sur son torse avec son sang. Ainsi personne ne saurait si il s’agissait du Soleil Noir d’Obscurion ou d’un coup contre la famille Solaris. Quant à moi, suffisamment éloigné du manoir, je sortais mon bagage de son sac. Rosario était une lame vraiment magnifique. Posant ses fragments au sol, j’usais alors de mes pouvoirs nécromantiques. Une lumière éblouissante apparut dès lors, et lorsqu’elle s’estompa, l’Epée était de nouveau entière et brillait à nouveau de son éclat d’origine. En plus de l’avoir « reforgée », je lui avais redonné ses pouvoirs d’origine. Remettant l’épée dans son fourreau, je partais à nouveau à la recherche de serviteurs...
Le monde allait changer, l’ère de la Souffrance débutait !


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MessageSujet: Re: La grande Epée du Seigneur de la Souffrance   Mer 19 Jan - 21:34

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