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 Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...

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ChonvyRanger

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MessageSujet: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...   Ven 18 Fév - 23:34

Placé à un carrefour stratégique de la grande cité de Kyrion, au croisement même de la rue commerçante et de la longue avenue qui menait vers la majestueuse grande place et celle qui mène à la porte sud, se tenait fièrement, haut de ses quatre étages et bas de ses trois sous sols, un des postes de garde de la cité. En ce sacrosaint rendez-vous des braves représentants de l'ordre, transitait hommes d'armes en service et ceux qui étaient heureux de ne plus être en service.
Coin stratégique si il en est, car le large bâtiment de pierre grise aux herses et aux barreaux peux avenants était surtout disposé en plein milieu de "La croisée des emmerdes": c'est le point de convergence des lieux où il y avait le plus de trafic, où les voleurs et autres pickpockets étaient le plus actifs, surtout du côté du quartier marchand. Ajoutez à cela que la grande avenue qui menait à la Place voyait s'élever les auberges et tavernes les plus florissante de la ville, petit coins de paradis au noms éloquents tel que "Le dragon d'Or Bourré", "Toi boire, Toi payer!", "La Cave à Firmin", "Le rendez-vous des Brasseurs", haut lieux de sociabilité qui donnaient autant de travail que de réconfort aux gardien de la paix: la plupart du temps, les geôles du poste était plus souvent occupé par des pocherons entrain de décuver, de jeunes bourgeois ayant trop poussés la picole et même des habitués du coin qui ont une cellule réservé à leur nom pour le samedi soir. Ah oui! Il ne faut pas oublier d'autres accidents ponctuels qui égaillent les journées des occupants de la place forte: on compte le passage obligé de la foule qui remonte en cortège la grande avenue jusqu'aux palais lors des rares manifestations, les tentatives d'évasions foireuses (avec ou sans complices et petites cuillères...), les émanations toxiques qui sortent périodiquement des laboratoires d'alchimie clandestins (mais aussi des distilleries clandestines qui sont très liés aux labos... "bibine louche s'abstenir!"), les piques de colère du lieutenant Herster et les blagues douteuses de Jarl...

On comprend ainsi que cet avant poste est l'une des épines dans les pieds des politiciens, les gardes se joignant souvent au peuple pour râler sur leurs conditions de travail, on comprend aussi pourquoi cette place possède le plus gros effectif (et les dortoirs les plus miteux...) et on comprend aussi le pourquoi du nom de la caserne: "Le Sentinelle Blasé" (nom choisit parmi "Le château de la Croisée des emmerdes", "L'hôtel des ivrognes" et bien d'autres...).
Justement, les sentinelles de la caserne n'étaient pas dans leur état de lassitude habituel, au grand étonnement des passants: depuis hier, les deux soldats assignés à l'entrée du bâtiment eurent le plaisir de se faire un nouveau compagnon. En ce belle après midi ensoleillé les éclats de rire et les encouragements enjoués mettaient une ambiance festive dans les petites rues et les badauds s'arrêtaient eux aussi pour assister à in surprenant spectacle.
"Vas-y! Encore une fois mon gros!"
A peine le soldat eût il réclamer, que le chien-loup au pelage gris exécuta une danse sur ses deux pattes antérieur, le reste de son corps en poirier à la verticale du sol, il passait avec dextérité d'une patte à l'autre tout en battant une certaine mesure. Le second garde, assis sur une des marches menant au bâtiment applaudit cette prestation parfaite, tendit que son comparse, à moitié affalé sur sa hallebarde, découpa d'un geste rapide, une tranche d'un petit saucisson.
"Bravo l'artiste! Attrapes!"
Le morceau de viande fila haut dans les airs et disparu en un instant dans la gueule du canidé, qu'il faucha suite à un salto arrière de toute beauté.
Pour ces gardes à qui la routine ennuie, l'animal était tombé comme un cadeau du ciel: il est arrivé comme ça, il y a maintenant une journée, suivant à la trace une équipe qui rapportait un drôle de zigoto a moitié dans les vap et qui pissait le sang. Lorsque l'étrange cortège rentra dans la caserne, les lourdes portes de fer se refermèrent brusquement au museau du chien. Ce dernier avait tenté à plusieurs reprises de s'infiltrer en douce, les deux sentinelles durent alors le chasser de nombreuse fois. L'animal se résigna finalement et se posta docilement devant les marches qui mènent à la battisse. Au fil des heures, le contact s'opéra entre les sentinelles et le chien errant, d'abord quelques caresses au passage, puis "donne moi la papatte" et enfin, l'animal se mit à les distraire par des tours, en échange de quelques morceaux de viandes en récompense. Les deux gardes s'étaient d'abord étonnés de la fidélité de la bête envers son maître puis, après, de l'incroyable dressage qu'il avait reçu.

Simplement au bout d'une journée, les soldats s'étaient attachés à l'animal et se demandaient s'ils ne l'adopteraient pas. Alors qu'ils étaient en train de débattre sur la possible place de l'animal au sein la caserne ("ce sera le chien de garde!" , "Oui, mais s'il pisse partout?", "Mais non!" "Et si...", "Tu crois qu'il mordrait Jarl?" "Ça se pourrait... ouaiiiiiiiiis...", "Je le veux pas dans mon lit!", "...des puces?" "Ptête ben..."), les lourdes portes de fer s'ouvrirent avec fracas, comme si une tornade avait fait sauter les battants de la porte. Apparu alors à la lumière du jour, le geôlier dont le majestueux crane totalement dégarnie reflétait avec force les rayons du soleil qui ricochait sur sa peau lisse comme sur un miroir. Le grand gaillard bien bâti, dont seul une bedaine prédominante faisait penser qu'il se laissait aller à la bonne chère, tirait la tête des mauvais jours, une de ces têtes sinistres qui ne donne pas envie aux prisonniers de rigoler. Pire que d'habitude même, il était quasiment rouge, le sommet de son crâne tout empourpré, de la même couleur que ses oreilles, et sa grimace inquiétante laissaient présager qu'il était à limite de l'envie de meurtre. Lorsqu'il atteignit le palier, surplombant toute la rue de haut des volées de marches, il inspira profondément, comme pour évacuer tout le stress et la fatigue accumulé en une journée. Il réajusta les deux boules de coton qu'il s'était mis dans les oreilles et se retourna pour assister, d'un regard haineux, à "l'évacuation d'un client très difficile".

Juste derrière lui, deux hommes en armure tiraient par les épaules le brave Chonvy qui se laissait tranquillement transporté, ses pieds ne touchant même pas le sol tant la stature des deux aides du geôlier était impressionnante. Lorsqu'ils croisèrent le regard de leur employeur, l'un deux désigna le blondinet d'un indexe rageur, tandis que l'autre complétait la pensée de son camarade en tirant une grimace de dégout énervé en secouant la main. Le geôlier constata avec désespoir que l'autre abrutie débitait encore. Il n'arrêtait pas de parlé. Il n'avait pas arrêter de parler, de se plaindre, de gémir et de raconter n'importe quoi depuis qu'il s'était réveillé et ceux il y a dix heures.

"... régularité déconcertante, il arrivait toujours pile poil lorsqu'il fallait boire. Un sacré phénomène messires! Bon, mais cela étant dit, revenons à notre sujet et fermons la parenthèse, je disais donc, qu'il est inadmissible de traiter les honnêtes gens de cette manière, après faut pas s'étonner qu'on vous traite de bourrins messieurs. Et un effort pourrait quand même être fait en ce qui concerne les rats, j'ai rien contre les rats, j'aime toutes les petites bêtes, surtout cuites, mais j'aime pas par contre quand ces sales rongeurs vous chippent l'unique trognon de pain qui vous sert de diner! Ont-ils pensés à ce que je ressentait lorsque..."

Le geôlier avait cru un instant qu'il ne pourrait plus calmer les voisins de cellules qui étaient prêt à égorger le blondinet à l'aide de leur matériel d'excavation favoris (surtout que les trois quarts avaient alors la gueule de bois...). Heureusement pour les petites cuillères et la santé mentale des occupants du cachot, il a été convenue que le gus n'était qu'un simple péquenot, qu'il ne représentait pas un réel danger et que l'on pouvait le relâcher.......... Alléluia!
Le gros bonhomme fît un signe rapide aux aides qui hochèrent de la tête, un petit sourire sadique affiché sur le coin des lèvres: l'un agrippa le ranger par sa cape poussiéreuse, l'autre par le pantalon. Une certaine appréhension se sentait dans la voix de Chonvy qui imaginait le pourquoi et le but de cet position humiliante...
"Ah! Nous sommes arrivé... Franchement les gars, je ne me plaint pas de votre prestation, vous, c'était parfait, je me suis beaucoup amusé, ce serai dommage de se séparer en si mauvais terme, nous pourrions chacun d'entre nous garder un souvenir de cet agréable séjour et..."
Il n'eut pas le temps de finir son éloge lorsque les brutes le jettèrent tête la première au delà des marches. En plein vole, alors qu'il sentait son corps échapper aux lois de la pesanteurs et voyant le sol se rapprocher à vitesse grand V, il exprima son indignation
"Monde de merde!"

Le choc ne fût pas si douloureux qu'il l'aurait penser au départ, fruit d'un dur conditionnement aux traitements infamants, néanmoins il fût blesser dans son ego lorsque les sentinelles et autres passants éclatèrent de rire lors de son atterrissage forcé, son nez rencontrant en premier la route et laissant une longue trainée sanglante sur le pavé brulant avant de s'immobiliser, le postérieur levé vers le ciel, face toujours contre sol.
C'est dans ces moments là que Chonvy réfléchissait sur le sens de son existence: n'était-il donc née que pour prendre les nions à la place de quelqu'un d'autre? Arrivera-t-il un jour à devenir le héros qu'il s'était imaginé, fier, valeureux et respecté? Les Dieux étaient généreux, ils lui envoyèrent une réponse des plus exhaustives: le Ranger Souriant reconnu parfaitement les crocs d'Inu sur son frêle fessier. Les Dieux avaient un drôle de sens de l'humour. Mais bon, c'était sa manière de le saluer. Inspirant profondément, Chonvy pris sur lui, comme d'habitude, et lança un grand sourire affiché aux lèvres.
"Salut mon vieux. Moi aussi ça me fait plaisir de te voir"

Inu lâcha immédiatement prise, sauta au visage de son maître qu'il lécha abondamment, malgré de vives protestations. Chonvy se demandait s'il ne préférai pas les morsures, s'était moins salissant...
Alors que le sentiment qu'il lui manquait quelque chose s'imposa dans son esprit, il eût juste le temps de se retourner en direction de la caserne pour recevoir en pleine tête, son baluchon, son arc, son carquois et son épée lorsqu'on lui cria "He, le rigolos! T'as oublié ça!"
Le ranger tomba de nouveau à la renverse, sous les moqueries de la foule, alors qu'il se massait son crane endolorie. Tout en regroupant ses affaires étalés sur le pavé, il salua bien bas les geôliers: "Merci les gars, z'êtes sympa!" Il le fît le plus sincèrement du monde, étant trop bête et trop bonne poire pour avoir de la rancune.

Une fois ses affaires rassemblés une évidence s'imposa: il était libre mais totalement perdu en une gigantesque ville inconnu. Par où commencer?
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MessageSujet: Re: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...   Sam 23 Avr - 18:38

Les rues étaient alors bondés en ce belle après midi ensoleillé. De nombreux passants vaquaient à leur occupation, répétant inlassablement la même pièce, toujours devant le même publique. A la croisée du quartier marchant et de la Grande avenue, "La Croisée des Emmerdes" était un fabuleux creuset de différentes classes sociales et de métiers tout aussi différents: des scribes et des notaires faisaient sans cesses des aller-retour entre divers bureaux et bibliothèques, les bras chargés à raz-bord de lourds volumes et de feuilles de manuscrits, des palanquins et des chaises à porteurs transitaient en permanence pour mener leurs oisifs clients à bond port, les guides récitaient leur texte aux nobles gens à qui ils faisaient visiter les "joyeux de Ménéa", des marchants et des transporteurs livraient leurs colis jusqu'aux boutiques du quartiers marchand, s'insultant de temps en temps lorsque les charrettes ne pouvaient passer à deux de fronts, ne faisant guère attention aux voleurs qui attendaient le bon moment pour prendre la marchandise, ni au gardes et aux jeunes nobles en manque d'excitations qui n'attendaient que les voleurs pour intervenir.

Chonvy lui n'aspirait à aucun hauts faits pour le moment, il regardait la bouche béat les hautes bâtisses, les braves gens, les gracieux nobles, la longue avenue où se dressaient fontaines, bancs, sculptures majestueuses et parterres de fleurs pour le plus grand plaisir des promeneurs. Il s'émerveilla aussi devant la richesse des jurons que se lançaient deux marchands dont les charrettes s'étaient accrochés, des enseignes représentant un dragon bourré ou une poigne ferme tenant une choppe et aussi les regards cruels que lui lançaient les coupes gorges dont il avait le malheur de croiser le regard.
La Ville! Avec un grand V! Une cité! Ménéa! La vie citadine! Tout ce qu'il avait imaginer sur ce lieu de mystère, ce mythe qui lui trottait dans la tête depuis qu'un vagabond de passage dans son village de Ménélath lui en avait parlé.

Il faut dire, que le Ranger Souriant n'avait que côtoyé depuis sa plus tendre enfance une nature "plus ou moins sauvage": depuis son petit hameau de Ménélath, en passant par les broussailles et le maquis des Grandes collines, la cordelière de Karelkos, les Grandes Steppes et quelques bourgades qui osaient se faire appeler "ville", c'était la première fois qu'il mettait les pieds dans un lieu qui contait plus de 200 habitants.
C'était les mercenaires de Ruillir qui lui avaient parlés de Ménéa, en particulier Wasurg l'armurier, mais à chaque fois qu'il leur avait demandé d'y aller, ou de visiter une autre grande cité, ses compagnons rougissaient et changeaient immédiatement de sujets. Il était trop petit pour comprendre à l'époque mais, être une compagnie de mercenaires incluait de faire "certains choix politiques".... sans compter les bagarres de tavernes (la véritable raison qui valu à la compagnie de Ruillir de se faire bannir de quasiment toutes les cités du continent...)

Le souvenir de ses compagnons réveilla une vive douleur dans la poitrine de Chonvy, le jeune homme s'efforça alors de sourire, comme il le fait tout le temps et préféra se concentrer sur l'odeur appétissante de friture qui planait dans l'air. Il ne fallu que quelques secondes au Ranger et à son animal pour pister un vendeur de beignets de pomme de terre ambulant, qui soulagea le jeune homme de quelques pièces en échange d'un cornet bien garnis. Le véritable soulagement, ce fût la délicieuse sensation d'avoir l'estomac plein, le ranger et le chien loup mangèrent leur part de bon appétit tout en marchant. Chonvy était néanmoins préoccupé par l'épaisseur de sa bourse: il semblerai que les gardes ne s'étaient pas gênés de le délaisser de quelques pièces en "dédommagement pour l'activation illicite de pièges".

Tant absorbé par ses pensés, ils ne réalisait pas qu'il était tout bonnement en train de marcher au hasard, se dirigeant immanquablement vers la grande place, sans but précis. Et il réalisa à peine qu'il venait de bousculer un inconnu...

[Bonjour Heyce ^^]
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MessageSujet: Re: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...   Jeu 28 Avr - 13:37

[hrp : deux rps sont prévus chronologiquement parlant avant celui-ci : un entraînement au rocher noir, et un autre chez Lomeris. Dans le premier, Heyce perd son sabre « normal » tandis qu’il en récupère un nouveau à la fin du deuxième. Les contenus des rps ne devraient pas avoir d’incidence sur celui-ci. La seule chose différente est une cicatrice d’un coup d’épée près de son œil droit.]

Ménéa, la plus grande cité du continent. Edifice monstrueux de plusieurs kilomètres de superficie, comptant plusieurs millions de pierres toutes plus blanches les unes que les autres. Enfin, c’est ce qui était écrit dans les livres. L’enfant aura alors vite fait de demander à son père comment une pierre pouvait être plus blanche que blanc. Car plus blanc que blanc, c’est transparent ! On se souviendra aussi de cette expression quelques siècles plus tard dans un autre monde, avec une réflexion identique...
Cette ville gigantesque accueillait nombre d’âmes au même moment, et forcément ça causait des problèmes : bousculades, chamailleries, bastons... Mais en même temps il n’y avait pas d’autres endroits dans le monde où on pouvait trouver tant de choses, tant de diversité ! (Et aussi tant de voleurs et de clochards...) Armuriers, restaurants, filles de joies, lapins crétins, teinturiers... Ce n’était pas les saigne bourses qui manquaient.

Pourtant, dans l’euphorie générale, il en était certains qui préféraient se la jouer discrète. Et pour une fois, malgré sa dégaine, ce n’était pas un voleur ! Heyce avait gardé le visage camouflé par une capuche et entouré d’une écharpe, malgré la chaleur ambiante. Le fait qu’il ait été envoyé à la mort, et qu’il ne soit pourtant pas passé de vie à trépas, pourrait bien lui poser quelques problèmes dans la capitale de Kyrion.
Il connaissait la ville presque par cœur pour y avoir passé la moitié de sa vie, si bien qu’il savait facilement se repérer dans les rues bondées de monde. Etrangement, Ménéa était conçue de sorte à ne pas se paumer dès les 30 premières secondes passées dans la ville (plutôt dès la première demi-heure). Etrangement oui, vu que d’ordinaire plus une agglomération est grande, plus c’est mal foutu, et donc plus on s’y perd !

Les pensées se cognaient entre elle dans le cerveau pas mal amoché (oubliez pas qu’on parle d’un schizo là) au beau milieu de cette ville gigantesque, si bien qu’il ne remarqua pas sur le moment l’individu qui se dirigeait inexorablement vers lui, et dont il ne constata la présence que lors de l’inévitable choc. Par son instinct incroyable, Night prit aussitôt le contrôle et donna un coup aussi violent qu’immérité au pauvre hers.


« Hey du con tu pourrais regarder où tu marches quand même ! »

*Je pense qu’on est aussi coupables que lui...*
*C’est ça ton problème, tu penses trop.*
*Et toi, tu fais trop rappliquer les gardes...*

Le regard du taré tourna alors vers une patrouille lourdement armée et sortant de la caserne au coin de « la croisée des emmerdes ». Là, c’était lui qui allait avoir des emmerdes. Night dégaina malgré les injonctions de son alter-ego et fonça sur la patrouille. Le résultat était clair et net, prévu d’avance, un élémentaliste entraîné au combat depuis sa plus tendre enfance contre une patrouille de gardes...Si bien qu'il se retrouva rapidement écrasé sur un étale qui finit en miettes. Tout aussi rapidement, il réattaqua, déchirant la robe d'une passante au passage, mais finit stoppé à nouveau. L'échange avait à peine duré 20 secondes. il y avait donc quelqu'un d'aussi rapide que lui dans ce groupe...

« Alors coups et blessures portés à un civil ainsi qu’à des protecteurs de l’ordre,destructions de bien d'honnêtes marchands ainsi que tentative d'agression sexuelle, ça va te coûter bonbon mon gars ! »

*Heureusement qu’on était censé rester discret...* se souvint avoir pensé Heyce, tandis que Night l’avait encore foutu dans les emmerdes...

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Dernière édition par Heyce le Ven 29 Avr - 19:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...   Jeu 28 Avr - 21:23

Le brusque choc contre l'inconnu tira le Ranger Souriant de ces pensés, lui faisant oublié son problème de bourse. Il y avait tant de monde dans cette ville, il était sans doute normale de se bousculer accidentellement avec un passant. Il se retourna pour présenter ses excuses à l'illustre inconnus. Il vit, le temps de quelques secondes, l'illustre poing de l'illustre inconnu qui se rapprochait dangereusement de son non moins illustre visage. Une partie de lui soupirait *Logique...* tandis qu'une autre moitié se révoltait et clamait son indignation *Monde de merde!*.

L'impact ne fût pas si violent qu'il l'aurait pensé au première abord, comme si une part de son très estimé agresseur, avait retenue le coup. Il n'empêchait, qu'une des molaire du fond bougeait dangereusement.
Le blondinet se scratcha brutalement sur le sol, faisant volé les derniers beignets qui restaient dans le cornet. Il se retrouvait de nouveau à terre, humilié, la bouche meurtrie et, comble de l'horreur, sans nourriture: Inu avait un certain don lorsqu'il s'agissait de ne pas laisser perdre la moindre miettes... La dernière lame, celle qui le fît le plus souffrir dans son ego fût la déplaisante remarque de son agresseur:

« Hey du con tu pourrais regarder où tu marches quand même ! »

Toutes les malheurs accumulés ces derniers jours, l'indignation, l'estomac vide, tous ces facteurs déclenchèrent chez Chonvy une froide colère, une rage profonde. Ce scélérat allait payer pour tout les autres! Le destin aura voulu que ce mystérieux passant devienne en cette après midi ensoleillé, le bouc émissaire du plus redoutable guerrier de Ménélath. C'est le visage tout empourpré que le Ranger se remit sur pied en un bon, l'épée dégainé, près à faire face à l'inconnu et à s'expliquer d'homme à homme avec lui.
Du moins c'est ce qu'il avait eut l'intention de faire. Le scénario idéal pour un guerrier noble et courageux, près à défendre son honneur bafoué... sauf que lorsque son honneur s'est réveille prêt au combat et qu'il jaugea soudainement le solide gaillard, avec ses vêtements noir, son manteau blanc immaculé, ces deux sabres démesurés au fourreaux et son regard de tueur psychopathe, ce dernier eut une envie soudaine d'aller se recoucher... On ne pouvait aller contre sa nature...
La flamme sur le visage de Chonvy disparus aussi vite qu'elle était apparu, noyé par de grosses gouttes de sueurs, sa main incapable de sortir l'épée de son étui. Il détourna son regard de celui de l'inconnu, ne prétant aucune attention au vacarme provoqué par la destruction d'un étale ni des cris appeurés d'une jeune fille: la seul chose sui importait pour le moment, c'était de trouver le moyen de ne pas plus énerver le guerrier et de s'attirer ses bonnes grâces avant d'en recevoir une autre. Son esprit échaffauda pas moins d'une dizaine de scénarios possibles... tous plus foireux les uns que les autres...Plus dépité qu'autre chose, il fît la seul chose qu'il savait bien faire: il sourit le plus simplement du monde.
"Désolé m'sieur, j'vous avais pas vu. Rien de cassé?"

Entre le temps où il se mît à réfléchir sur sa catastrophique situation et le moment où il s'excusa, il s'écoula au mon trente secondes où le guerrier sût se faire remarquer par quelques dégâts collatéraux...
C'est à cet instant qu'il se rendit enfin compte que le mystérieux guerrier ne lui prêtait pas attention, ce dernier étant plus occupé avec un bon groupe d'hommes armés qui le tenaient en respect. Chonvy eut la désagréable surprise de reconnaître l'uniforme des si détestés gardes de Ménéa.

« Alors coups et blessures portés à un civil ainsi qu’à des protecteurs de l’ordre,destructions de bien d'honnêtes marchands ainsi que tentative d'agression sexuelle, ça va te coûter bonbon mon gars ! »

Le Ranger Souriant fût choqué et troublé par cette terrible méprise: le coup de poing rageur de l'inconnu a été pris par les représentants de l'ordre comme une tentative malveillante de larcin! Pourtant, il ne ressemblait pas à un marchand, surtout qu'il n'avait rien de précieux sur lui... et ils exagéraient un peu en parlant de "destruction de biens", la molaire était certes bien entamé mais on ne pouvait pas parler de "biens"... Et en ce qui concerne l'agression sexuelle! Encore une excuse bidon qu'ils ont trouvés pour l'arrêter tranquillement et le faire passer aux amendes. Il n'était sur le point de le violer!
*Quoique... En y repensant... il avait un drôle de regard lorsqu'il m'as frapper... Tedieu! Merde! J'attire plus les hommes que les femmes! En plus des bruns!*
Chonvy secoua la tête pour s'ôter toutes ces pensées malsaines, il devait agir: il avait déjà trop souffert de la corruptibilité des gardes pour laisser un innocent se faire séquestrer pour un bête accident.

Toujours persuadé des vieilles paroles de Ruillir "Tous peut se négocier de manière calme, diplomatique et réfléchit... et si ça suffit pas, on a toujours nos jambes pour mieux fuir. Et en dernier recoure, rappelles toi que l'arme à ton fourreau n'est pas là que pour faire joli.", le blondinet pris son courage à deux mains afin de lever le malentendu. Il se dirigea donc vers le groupe de combattants et s'interposa entre l'inconnu et les miliciens.

"Messires! Restons calme je vous pris! Il y a méprise! Je peux tout expliquer: ce n'est qu'un petit accrochage sans importance, voyez, je ne suis même pas blessé. Ce bon seigneur n'avait point l'attention de me dépouiller ni de me violer." déclara Chonvy d'une voix qui se voulait la plus éloquente possible

Suite à cette déclaration, toute la rue sembla comme figé: Tous les gardes, les passants qui ont assistés à la scène et le guerrier inconnu lui même restèrent un moment frappés de stupeur.
Inu, de son côté, clarifia très bien ce que tout le monde se demandait:
*Mais qu'est ce qu'il raconte ce con?*
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MessageSujet: Re: Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...   Mer 29 Juin - 21:49

Le temps semblait comme figé, hommes et femmes emprisonnées dans une autre dimension aux lois physique qui lui est propre: La dimension de l'absurde, du rocambolesque et du quiproco maladroit et vache.
Pour Inu, ce n'était pas une nouveauté ni un cas exceptionnel. Dans toute sa vie de chien, qu'il trouvait vachement longue d’ailleurs, il a été maintes fois propulsé dans cet univers, de manière plus ou moins soudaine et violente. Dans tous les cas, il s'était retrouvé plusieurs fois dans cette situation, à avoir honte de son maître et en se demandant lequel des deux étaient le plus intelligent *Il peut raconter ce qu'il veut sur la supériorité de l'homme envers les animaux par le "libre arbitre" et "l'intelligence", je crois que je ferais un bien meilleur humain que lui.*
En fait, il se demandait pourquoi il continuait à le suivre. Au final, il aurait très bien pût le laisser planter là, il y a 10 ans, lorsque le petit humain l'avait sauvé, le libérant de la douloureuse morsure d'un piège à loup et retourner au plus profond des bois, chercher les siens et rester auprès d'eux. Au final, qu'est ce qui l'avait poussé à le suivre? Qu'est ce qui le rattache à lui? Est-ce un question de dettes? De destin? Et comment ce fait-il qu'un chien ai des pensées aussi complexes?!?! Ça ne lui était jamais arrivé avant de rencontrer le ranger!

Alors que son fidèle compagnon était entré en plein débat canido-philosophique, c'était un garde de Ménéa qui joua au psychologue avec le ranger souriant: il fût le premier à se diriger vers lui, le regard résolue mais l'air amicale. Il avait doucement posé sa main ganté sur les épaules d'un Chonvy éberlué et lui avait parlé d'une voix calme et rassurante.
"Ce n'est pas grave monsieur. Tout est fini. Nous comprenons votre douleur."
*Il s'est pris un coup de poing lui aussi?*
"Je sais que ça dû être un choc traumatisant. La peur de perdre la vie, ses biens, ses proches... je connais tous ça. Nous connaissons tous. C'est notre travail d’empêcher cela. C'est pourquoi les gardes de Ménéa seront toujours là pour voler à votre secoure."
"Mais je n'ai absolument pas besoins de..." tenta Chonvy
Le garde le coupa "Ne vous faîtes pas de soucis monsieur, ce sinistre individu est en notre pouvoir, il ne peut plus rien contre vous. Si jamais il vous a menacé ou fait chanter auparavant, contacter notre cellule de crise, des hommes de confiances seront toujours à l'écoute des braves et honnêtes citoyens."
"Mais je ne veux pas retourner en cellule moi! Je vous dis simplement que..."
"Nous comprenons votre douleur. Mais soyez sans crainte: rappelez vous que la garde de Ménéa veille au grain!"

Avant que Chonvy n'ai pu rajouter le moindre mots, le garde l'avais salué avant de se diriger vers le marchand dont l'étale était fracassé et vers la jeune fille, tenant à peut prêt le même discours, leur recommandant de contacter la cellule de crise pour signaler le montant des dégâts et pour recevoir un soutien psychologique, tandis que ses collègues ficelaient le farouche guerrier qui était toujours paralysé de stupeur, le seul mouvement sur son visage étant un tic au niveau des sourcils alors qu'il fixait le ranger d'un air dégouté...
Le garde avait appris ses paroles mielleuses par cœur, ultime arme en sa possession pour éviter à son escouade les révoltes, les envies de lynchage, les lamentations sans fin et exaspérantes des victimes et les cas extrêmes de troubles psychologiques. Quoiqu'il en soit, au bout de la troisième tirade, ce dernier était éreinté et soupira bruyamment en grimaçant lorsqu'il revint dans son escouade qui s’éclipsa le plus vite possible en trainant derrière eux le guerrier éberlué.
[Échec tentative de RP à deux... Snif...]

Ils étaient sortit de la 14ème dimension. Le temps repris son cour normale, les passants reprenant leurs discussion, les marchants reprenant leurs affaires, en lançant toutefois des regards furtif vers le lieu du drame et en lâchant des commentaires sur l'incident et sur ce grand simplet blond qui était toujours planté là.
Chonvy était resté dans la 14ème dimension. Il se demandait s'il ne venait pas d'assister à la pire injustice de tous les temps. Injustice envers lui, ou envers le guerrier? Allez savoir... Peut être les deux... Quoiqu'il en soit, il se rendit compte des regards de travers que lui lançaient les témoins de la scène et des chuchotement furtif alors qu'on le désignait d'un doigt inquisiteur. Plus exactement, il se rendit enfin compte de la portée de ses paroles et du comique de la situation. Il se décida enfin de bouger, se massant son crane qui était en compote aussi bien bien physiquement que mentalement parlant. Il fît un sourire gêné à son animal de compagnie.
"Je suis encore passé pour un blaireau, pas vrai vieux frère?"
Inu acquiesça en bougeant la tête dans un mouvement de haut en bas
*Ding! Ding! Bonne réponse du candidat! Prochaine question: êtes-vous réellement fait pour la vie d'aventurier?"
Ce mouvement de tête perturba encore plus le Ranger Souriant: certaines fois, il avait l'impression que Inu lui répondait réellement ou tentait de prendre contact avec lui, qu'il avait quelque chose... d'humain? C'est possible pour un Chien?
*Mais non mon vieux, c'est ton imagination qui te joue des tours! Les bêtes ça comprend pas les humains...*
Et l'ours parlant alors?
Chonvy préféra continuer sa marche, chassant toutes ses préoccupations de sa tête, sans toutefois lâcher Inu du regard, un regard qui mêlait peur et fascination: n'avait il pas trop bien éduqué sa bestiole?

Une fois ces préoccupations chassés, une autre revint au galop: il était toujours paumé.

[A suivre]
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Les aventures de Chonvy à Ménéa. Partit 2: celui qui ne savait pas se diriger sans sapins...
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