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 Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.

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ChonvyRanger

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MessageSujet: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Jeu 28 Oct - 13:31

La nuit était tombé depuis longtemps, jetant son immense voile sombre sur l'ensemble de la cordillère de Karelkos. Déjà de jour, l'endroit inspirait à la fois crainte et admiration, le voyageur se trouvant écraser par les majestueux colosses de roches qui encadrent chaque petits sentier. Les pics millénaires jettent leurs ombres sur le véritable dédale de sentiers, longeant des pentes abruptes, des précipices sans fond et de paisibles bois.
Mais le soir, les montagnes gardienne se transforment en ogres d'ombres, leurs silhouettes massives se détachant de l'obscurité, la cordillère si apaisante le jour s'est métamorphosé en un paysage inquiétant et oppressant où l'imagination d'un homme terrifié voit en chaque pierres, en chaque pics, un esprit qui le contemple depuis les sommets.
Même les bois sont touché par cette transformation nocturne, havre de paix et de repos le jour, les voici maintenant repère de bêtes féroces... et de choses bien pires. En plus, les nuits sans lune, aucune lumière ne peut percer ces ténèbres et y chasser les dangers qu'ils recèlent. Une nuit sans lumière. Une nuit comme aujourd'hui.

Pourtant, il se trouve encore des hommes courageux, ou du moins inconscient, qui osent braver la chape de ténèbres, se faufilant avec peine sur les sentiers escarpés, risquant de trébucher à chaque pas sur une pierre que la nuit a malicieusement dissimulé, avec pour seul allié une torche qui lutte tant bien que mal pour fournir un mince halo de lumière, mais qui par la même occasion, attire irrémédiablement les regards des fantômes tapis dans l'ombre sur l'inconnu.

Le jeune homme qui gravissait la route menant au "lac bouillonnant" était l'un de ces fous. Non pas que ce soit par témérité qu'il affronte la nuit de la cordillère, mais il était un de ces voyageurs sans notion du temps et qui se laisse facilement surprendre en cour de route, n'ayant trouvé nul refuges avant le crépuscule.
Chonvy tenait sa torche le plus loin possible de luit, afin de révéler au maximum les pièges tendus par la route. Combien de fois ses pas ont failli le guider vers un précipice, la lumière dévoilant le tournant abrupte à la dernière seconde? Combien de branches d'arbres, qui étendent leurs bras jusque sur la route, a-t-il percuté? Beaucoup trop selon lui... Soudain, une silhouette haute et droite se dressa devant lui, ses bras large étirés pointaient en direction des ténèbres derrière lui. Après un bref instant de surprise et de peur, le Ranger Souriant ria de sa propre frousse et se rapprocha plus près du panneau, afin de choisir l'une des deux routes qui se séparaient devant lui. Grâce au faible halo de lumière, il put tant bien que mal déchiffré malgré l'obscurité le panneau indiquant le "lac bouillonnant", qui pointait en direction d'un sentier plus praticable qui continuait de monter sur la droite, en flanc de falaise.
Le Ranger s'accorda une pause et regarda le ciel sans lune, comme si il espérait y trouver une réponse. Mais les étoiles restaient une énigme pour lui, il se contenta de hausser les épaules et de resserrer autour de lui sa grande cape de laine vert sombre.

*Et bien... il fait frisquet pour la saison... Même pour un climat de montagne!*

Un vent léger se fit alors sentir, animant pendant quelques seconde la végétation alentour. La brise se glissa entre les feuillages et les branches des sapins, comme une explosion de vie dans ce grand silence. Chonvy sourit et posa un regard amusé autour de lui, fixant les bois et la roche.

"J'ai l'impression que la montagne est d'accord avec moi. Tu vois, même la forêt tremble par ce froid, agitant ses branches pour se réchauffer! T'en dis quoi Inu?"

C'était dans l'habitude du jeune homme que de s'adresser ainsi à son unique compagnon de route, un magnifique chien-loup à la fourrure grise et blanche qui le suivait constamment, comme une seconde ombre. Pour toute réponse, Inu s'assit en face de son maître et plongea ses grands yeux bleus perçant dans le regard couleur vert de l'humain et émit un faible couinement tout en posant une de ses pattes près de son ventre. Chonvy était toujours impressionné par l'intelligence de son partenaire, qui à défaut de parler, pouvait tout aussi bien se faire comprendre. C'était la raison pour lequel le Ranger s'adressait à lui comme l'on s'adressait à un être humain. Il s'accroupit à la même auteur que son animal et lui caressa le pelage, juste derrière les oreilles.

"Je sais vieux frère, je meurt de fin moi aussi. Mais ne t'inquiète pas, le lac bouillonnant ne devrait plus être trop loin maintenant. Dans quelques temps, nous pourrons nous caler la pense autour d'un bon feu!"

Comme pour approuver, le chien s'élança en avant, devançant son maître en quelques instants sur le chemin et jappa pour l'inciter à se dépêcher. Chonvy explosa de rire devant la réaction de son camarade, il se releva prestement et repris sa marche avec un entrain renouvelé.


Il leur fallu trois heures pour arriver enfin au sommet... C'était beaucoup plus long que prévu... C'est la langue pendante et l'estomac gargouillant que les deux compères arrivèrent en vue de l'unique établissement qui passait par le "lac bouillonnant", une grande étendue d'eau, niché au cœur d'un petit vallon entouré par d'immense montagne. Sans doute que le panorama devait être splendide le jour mais à l'heure actuel, le baroudeur avait surtout envie de se poser dans la salle commune et de masser ses pieds endoloris et sa main mordu, Inu ayant affirmé qu'il n'aimait pas du tout la définition de "plus trop loin" de son maître...
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MessageSujet: Re: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Ven 29 Oct - 18:41

Pendant ce temps la sur l'ancienne route sinueuse et abandonnée plus au sud, une ombre se déplace dans les ténèbres, filant à vive allure sur le chemin accidenté dans l'obscurité de la nuit. Le froid mordant me tiraille et j'ai l'impression que mon sang est sur le points de geler.

*Normalement la route devrais me faire arriver d'ici peu à cette auberge. c'est plus direct que la nouvelle route qu'il ont battis plus loin et cet endroit est un excellent terrain d'entrainement.*

Je ralentis soudainement ma course à temps pour constater qu'a la place de cette section de chemin se trouve un gouffre béant. prenant appui le long de la paroi rocheuse sur ma gauche j'avance jusqu'à atteindre l'autre coté. Le froids rends la progression difficile mais en faisant montre de prudence je parviens à m'y rendre sans encombre

*Héhé ca c'est ce que j'appelle faire de l'exercice. Bon tachons d'arriver bientôt*

Le reste du trajet se déroule plus facilement. La piste prenant un virage sur la droite me permet de m'abriter du vent grâce à la paroi rocheuse et les éboulis sont plus facile à franchir. Malheureusement pour moi un imprévu de taille m'attends au détour du sentier. Un important éboulis à complétement bloqué le chemin et les chutes de neiges rendent le tout très glissant. En usant de prudence je commence à l'escalader mais, tout d'un coup une pierre se dérobe sous mon pied, perdant l'équilibre je chute en direction du sol. Me rattrapant d'une main je parvient à me rehisser et a recontinuer l'escalade. Cependant une intense douleur dans le bras m'indique que mon petit numéro d'équilibriste ne devrais pas être retenté. Ce dernier obstacle passé je termine mon chemin au bout d'une heure de marche. J'arrive devant une sorte de taverne. Frigorifié je décide de rentrer pour me mettre au chaud et me restaurer.
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ChonvyRanger

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MessageSujet: Re: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Sam 30 Oct - 23:47

Au fur et à mesure qu'il descendait la faible pente menant au vallon, le Ranger Souriant se fit une meilleure vision du "Lac Bouillonnant" et de ses environs. La source chaude méritait amplement le patronyme de "lac" car ses dimensions étaient effectivement quelque peux exceptionnel: la source devait facilement faire quarante mètres de large, de sa rive nord à sa rive sud et s'enfonçait à l'intérieur du vallon sur une soixantaine de mètres, s'arrêtant exactement à flanc de montagne. La vision de ce lac avait quelque chose de dérangeant, car aucun ruisseau, aucun affluent ne descendait des pics pour alimenter la grande étendu d'eau, le lac était apparu comme par magie, non des hauteurs mais des profondeurs de la terre, réchauffer au sein de la Terre protectrice. En se rapprochant, on distinguait les volutes de vapeurs qui se dégageait de l'eau, ainsi qu'un fin frémissement, comme celui d'une eau qui bout.

Chonvy stoppa net sa marche pour observer un peux mieux l'auberge du "Havre des Pics Ardents" alors que son chien filait déjà vers l'entrée. Il resta étonné de la taille de l'ensemble, incroyablement grand pour une région aussi vide et désolé: Le bâtiment principal surplombait le lac de ses trois étages, large comme quatre chaumières, la battisse rectangulaire mordait sur les rives nord du lac avant de continuer à l'intérieur même du lac. Le Ranger crut d'abord que l'auberge tenait sur l'eau grâce à une quelconque magie, seul explication logique que son faible cerveau se forgea vu qu'il ne pouvait voir les pilotis sur lequel reposait le bâtiment, caché par les hautes palissades de bois. En effet, depuis les hauteur, il eut le temps d'analyser l'ensemble du complexe, les bâtiments collés, présentant la même architecture montagnarde, formaient une sorte de U à l'intérieur même de la source, le domaine étant délimité par un haut rempart de bois, jaillissant de l'eau tel un récif, séparant ainsi les bains des hommes et celui des femmes. Par cette froide nuit sans lune, les lumières qui émanait de l'imposante battisse étaient hypnotiques, débordantes de chaleur et de réconfort pour le voyageur égaré, le tout offrant une vision féerique de cette maison semblant flotter sur les eaux frémissantes.

Le Ranger Souriant tâtât un des imposants rondins de bois du "Havre des Pics Ardents" comme pour vérifier que l'auberge était bien réelle et ne risquait pas de s'évanouir dans la nuit sous son toucher. Il fallait croire que le jeune homme avait encore en tête les milles contes de sa jeunesse, imprégnés de légendes et de mystères, de forêts maudites, de palais en ruines où attend la destiné d'un jeune héros, les mirages des lutins pour se jouer des mortels. Mais il avait trop de fois constaté que la réalité était moins enchanteresse, moins belle que ce que l'on raconte aux enfants. Il n'avait personnellement jamais croisé au cour de ses pérégrinations le moindre phénomènes surnaturelles, (hormis sa rencontre avec l'ours parlant...) même si il continuait à y croire dure comme fer. Tout ceci est réel. Cette auberge est réelle. La douleur due à la violente morsure d'Inu sur son frêle postérieure était bien réelle...
Chonvy, se retourna lentement, précautionneusement vers son fauve, le visage crispé en un rictus de douleur. Finalement il se relâcha, comme toujours, et sourit lorsqu'il croisa le regard énervé du chien-loup.

"Tu as vraiment faim toi, hein? Si son altesse veut bien lâcher l'auguste postérieur de son fidèle serviteur, nous pourrions immédiatement festoyer et avoir enfin un dînée, amplement plus copieux qu'un simple blondinet. T'en dis quoi partenaire? "

Une fois Inu calmé, celui lâcha le brai de son maître et attrapa la cape de ce dernier entre ses puissants crocs, l'attirant de force vers l'entrée. Chonvy ria aux éclats et se laissa entraîner par son ravisseur.

Par rapport au froid mordant de la nuit, la chaleur qui régnait à l'intérieur de la salle principale était suffocante, voir écrasante, mais cette chaleur était la bienvenue pour le voyageur transit. Il fit éruption dans une vaste salle, une vingtaine de tables finement ouvragées étaient disposés au hasard, certaines ont été rassemblées, d'autres placé par les clients en des points stratégiques de haute importance tels que la cheminée ou le comptoir. Un large feu brûlait au centre de la pièce, tel un puit de pierre d'où jailli un brasier, la haute cheminée servant de pilier principal à l'édifice. Des deux côtés du comptoir, on pouvait distinguer des couloirs qui s'enfonçaient plus profondément dans le complexe ainsi que des escaliers menant à l'étage. La cheminée cachait légèrement le comptoir mais le ranger vit tout de même venir la charmante serveuse, une jeune fille, pas plus âgé que lui, ses longs cheveux noirs tombant en une cascade de jais sur ses frêles épaules dénudés, la robe qu'elle portait s'arrêtant juste au dessus de son corsage. La jeune femme semblait gênée, elle ne croisa pas le regard de l'inconnue et parla d'une voie hésitante.

"Me... Messire? Bienvenue au Havre des Pics Ardents. Que puis-je pour vous en cette heure de tardive? "

Cette dernière remarque interpella le Ranger, qui inspecta immédiatement la salle: celle ci était effectivement presque vide, il y avait un jeune couple qui se dévorait des yeux, se disant milles mots d'amour sans prononcer aucune parole, rien que par le regard, à une autre tablée, six hommes, richement habillés, à la mode des nobles de Ménéa, jouaient au cartes et avaient interrompus leur partie afin de dévisager le nouveau venu d'un regard méfiant. Il y avait encore une dame d'un age vénérable, elle aussi fort bien vêtue, encore plongée dans son livre à la couverture de cuir, deux hommes robustes en armures étaient postés à la table suivante et sirotaient un verre de vin. Il devait effectivement se faire tard puisque le reste des clients avait déjà sombré dans les bras du sommeil, hormis ces quelques irréductibles. Nul clameur, nul repas servie, hormis pour cet homme vêtu d'une armure de cuir sombre et d'un manteau tout aussi sombre voilant son visage, posé en un coin de la salle, si discret que le jeune homme ne l'avait aperçu en rentrant, comme si une nappe d’ombre l’avait voilé à ses yeux.
Il retourna son attention vers la serveuse qui semblait hésité et en proie au doute. Pour la rassurer, il souria poliment et parla d'une voix calme.

"Et bien, s'il n'est pas trop tard, je voudrais bien manger un morceau. Et si une chambre est libre, je la prendrai avec grand plaisir, pas que je n'ai pas envie de dormir dehors mais... "

Une forte voix se fit entendre à l'autre bout de la salle.
"Marie? Que se passe-t-il? "

Déboula alors de ce qui devait être les cuisines, une forte femme, toute en rondeur, portant un long tablier blanc par dessus la même robe que la dénommée Marie. Elle avait encore entre ses mains un récipient en terre cuite de taille honorable qu'elle essuyait avec un chiffon.

La jeune fille se retourna affoler vers sa supérieur et balbutia quelques excuses.
" C'est... C'est rien Madame Suzanne! Tout va bien! Ce messire voudrait... "

La matrone entra immédiatement en une vive colère et apostropha la petite.
" Messire? Ou vois tu en ce manant un client? Combien de fois t ai je dis de chasser les mendiants, ils dérangent les clients. Si monsieur Almerick apprend que tu as laissé un inconnu faire la manche dans son établissement, tu peux dire adieu à ton travail! Tu entache l'honneur de cette auberge! "

Chonvy ne fut pas outre mesure indigné par ce discours mais il fut tout de même déçu: la jeune fille était gêné car elle n'osait le chasser. Au départ il s'était dit *Tien? Je l’impressionne? Elle ne doit pas en voir beaucoup des beaux gars comme moi dans la région. Qu'est ce qui la dérange ainsi? Mon corps musclé? Mes yeux charmeurs? * Il s'était encore fait des idées. Il aurait bien aimé. Il faut dire que la réaction de l'intendante était compréhensible: le jeune homme était crotté des pieds à la tête, après deux semaines de marche sans escale fixe, à dormir à la belle étoile, Chonvy avait vraiment l'apparence d'un sauvage. Une barbe mal rasé naissante contrastait avec la poussière qui maculait son visage, ses cheveux étaient encore plus désordonnés que d'habitude, quelques épines de pins traînant dans son épaisse tignasse et ses vêtements étaient déchirés à plusieurs endroits (en partit à cause de la ferveur d'Inu...).

Contre tout attente, le nouveau venu explosa de rire, un rire franc, jovial, sous les regards étonnés de l'assistance. Après quelques temps, le Ranger Souriant calma son hilarité et s'adressa avec un grand sourire à l'intendante.

" Hé bien quoi!? Qu'avez vous contre les baroudeurs, les bons à rien, les vagabonds, les coquins, les filous et tous ces gens méprisables? Heureusement... Je ne suis aucun de ceux là! "
Il avait dit cette dernière phrase en dirigeant sa main vers sa ceinture d'où il extirpa d'une manière théatrale, une bourse pleine d'où il retira trois pièces qu'il fit jouer entre ses doigts.
" Si j'était mendiant et bien je serai leur roi, en fuite avec le trésor du royaume! Autant dire que vous risquez gros à m'accueillir parmi vous, mes sujets pouvant me retrouver d'un instant à l'autre! "

Il ria de nouveau, sans prêter attention au regard courroucé que lui lança Suzanne.
"Marie, occupe toi de ce monsieur. "

La vieille dame repartie dans les cuisines aussi vite qu'elle en était partie, laissant la vie reprendre son cour normale dans la salle commune, comme si rien ne s'était passé.
La jeune serveuse semblait soulagé d'un grand poids et invita le Ranger à la suivre. Elle s'arrêta soudain, les yeux écarquillés par la peur lorsqu'elle remarqua le loup à côté du voyageur.
Afin d'éviter le scandale et de faire revenir l'infernale Suzanne, Chonvy s'agenouilla à hauteur de sa bête, lui caressa le poil et se fit le plus rassurant possible.

"Ne vous inquiétez pas mamzelle, c'est Inu, il est avec moi. Il ne ferai jamais de mal à une mouche! Pas vrais Inu? "

Le chien-loup se contenta de lécher la main de son maître, levant les derniers soupçons de la fille. Elle les dirigea enfin vers une table près de la cheminée où le jeune homme se laissa tomber lourdement sur sa chaise, sans enlever ses armes, écrasé par la fatigue. Alors que la serveuse disparaissait dans la cuisine afin de nourrir son ôte, le Ranger Souriant regardait le plafond, un petit air sournois au coin des lèvres, se creusant les méninges afin de trouver une histoire amusante à conter à la charmante Marie.
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MessageSujet: Re: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Mer 10 Nov - 21:19


Pour Inu, cet os était le plus merveilleux repas qu'il eut fait de toute sa chienne de vie. Même un simple reste de jambon devient un véritable festin pour un ventre affamé. Le chien loup s'était installé sous la table de son maître où il dévora en quelques coups de crocs le jambon que lui avait donné ce généreux inconnu tout de noir vêtu, celui attablé dans un coin sombre. A son contact, la bête eut un sentiment d'apaisement. Son instinct ne le trompait pas, ça devait être un type bien. Et comble du bonheur, la jeune humaine aux cheveux noir lui rapporta peux après d'autres morceaux de viandes qui trainaient dans les cuisines.
Cependant, quelque chose gâchait son repas. Il savait exactement ce qui le dérangeait mais n'essayait pas d'y penser et préférais porter toute son attention sur son beau morceau de bœuf saignant. Soudain, des éclats de rires et de petits gloussements lui parvinrent d'un peu plus haut, le chien grogna en montrant les dents, lâchant le morceau qu'il était en train de mastiquer. Non décidément, il n'arrivait pas à ignorer le manège de son maître et ses fous rires. Depuis une demie heure, les oreilles du chien loups étaient agressés pour la centième fois par un des récits interminable du Ranger, qui c'était mis en tête d'impressionner la jeune serveuse.*Qu'est ce qu'il lui trouve à cette fille d'abord? Elle ressemble à toutes les autres humaines... Elles se ressemblent toutes de toute façon...*
Sa réflexion fut interrompus par de nouveaux gloussements, Inu émis un faible couinement et laissa sa tête tomber d'une manière lasse sur le plancher en bois.
*Et en plus, cette idiote aime ses histoires... Est-elle cruche au point de croire à ces histoires ou bien rit-elle simplement pour lui faire plaisir?*

La salle était maintenant presque vide, le groupe de noble terminèrent promptement leur partie avant de se diriger vers les bains, afin de ne plus respirer l'air émanant du pouilleux, ne laissant plus que deux couples et l'individu en noir. Marie avait encore le souffle court à force de rire, le rouge lui était monté au joue lui donnant un teint radieux. Alors que Suzanne lui avait permis de se retirer une fois le nouveau venu servis, ce dernier s'était lancé dans un récit loufoque, attirant toute l'attention de la serveuse: des rigolos comme ça, elle n'en voyait pas souvent dans son métier. Penché à moitié sur le table, afin de rien perdre du récit, elle exhorta doucement le baroudeur à continuer.

-"Et alors? Cet ours? Que c'est il passé après?"
Tentant de reprendre son calme, agité par quelques rires, Chonvy repris avec une voix qu'il s'efforçait de faire la plus mystérieuse possible.
-"Et bien, tout ce qui c'était passé jusqu'à présent n'était qu'un avant goût de ce qui m'attendait: jusque là, tout c'était expliqué ma chère, tout une histoire de guigne et de quiproquo, mais ce que je vais vous raconter et croyez moi pas si vous le voulez, la vérité je la connais, m'a fait comprendre que la vie n'avais pas fini de me surprendre. A peine que j'eus prononcé ces quelques mots et me soit retourné vers l'ours, à mon grand étonnement je l’entendis me répondre "N'essaye pas de me comparer avec un perdant de ton espèce. Franchement, tu t'es regardé? Tu me dégoutes, va donc te construire un radeau afin d'aller sur une île très loin et y crever!". Sur ces mots la bête emboita le pas au comte et rentra à sa suite dans la ménagerie, me laissant seul sous le choc."
-"Un ours qui parle! Enfin messire, où allez vous cherchez tous ça?" s'exclama la jeune fille.
-"Je vous l'ai dit, la vérité est bien là. Le pire, c'est lorsque le comte revint me voir, moi, toujours dehors les yeux grands ouvert, la bouche béat et droit comme un piquet, et qu'il me dit, "Alors monsieur le dresseur, pensez vous pouvoir domestiquer et éduquer mon ours? Est-il domptable selon vous?". Encore souffrant de mes multiples lacérations et sous le choc, je ne parvins qu'à bredouiller, comme un ivrogne, "Tous vos bestiaux... Là... Ils savent tous parler?". Le noble me regarda étrangement, pris du recul sans ajouter mots, me donna ma prime et s'éloigna de moi, à reculons, comme si j'avais la peste. Depuis, il ne m'a plus jamais contacté..."
-"Quelle imagination messire! Vous seriez sans doute plus populaire comme conteur que comme aventurier!" conclua la serveuse en remportant les assiettes vides à la cuisine.
-"Sans doute" soupira Chonvy.

Maintenant seul, le Ranger resta silencieux, le regard perdu dans les méandres de sa conscience, comme absent du monde qui l'entoure, tel un somnambule.
Inu sortit son museau de sous la table et regarda son maître.
*Pauvre idiote! Si tu savais. De toutes les histoires loufoques qu'il raconte à tout va, celle ci est la seul qui soit vraie* La bête contempla la mine grise du Ranger et son air amorphe *Il fait le malin quand il la raconte, mais finalement... je crois qu'il ne s'en est jamais vraiment remis...*
Ce faire insulter par un ours est en sois, une expérience "enrichissante"...

Une fois le repas finie, le Ranger Souriant se présenta au comptoir afin que l'on lui montre sa chambre, Inu sur ses arrières. De derrière les lourds rideaux verts menant à une salle obscure, apparue une autre serveuse, habillé de la même manière que Marie, ses cheveux blonds attachés en chignon par des épingles. Plus mature que la première, elle affichait une moue ennuyé et las, cette expression étant accentué par le maquillage sombre qui embellissait ses yeux perçant. La femme contempla l'individu qui lui faisait face, derrière le comptoir, l'examinant des pieds à la tête. Elle haussa légèrement les sourcils et pris tout son temps afin de formuler une proposition "politiquement correct", qui ne risquerai pas de froisser ce surprenant client:
"Peut être que Monsieur voudrais prendre un bain, avant d'aller dormir? Autant profiter de votre séjour pour découvrir nos sources?"
Chonvy pris un air étonné et commença à s'inspecter de la tête au pied: chaque fois qu'il tâtait ses vêtements, une épaisse couche de poussière s'en échappa, il contempla sérieusement ses mains crasseuses, avant d'inspecter, non sans un rictus de dégout, les émanations de sa propre personne. Lorsqu'il passa sa main de sa tignasse blonde et qu'il en ressorti une pomme-de-pin, il sourit d'un air navré à l'attention de la serveuse à l'air effaré.
"C'est vous la patronne..."
La femme de chambre soupira et prit la direction du premier étage, vers les chambres simples, déjà soulagé d'avoir réussi à faire comprendre à ce débile, l'étendu de sa crasse: déjà qu'il allait saloper le sol fraichement balayé à chacun de ses mouvements, si il dormait dans les draps sans se laver...

C'était une petite chambre plein de charme, pas spécialement luxueuse mais confortable. La pièce embaumait le pin, ce qui laissait deviner dans quel matériau était sculpté les différents meubles: un petit bureau situé près d'une fenêtre au fond de la chambre, où reposait un encrier et un sablier, loin du lit aux épais édredons, dont le manche d'une chaufferette dépassait de sous le matelas, ainsi qu'un petit placard, décoré avec gout. Fourbus, le jeune homme posa son épée, son arc et son carquois dans un coin de la pièce avant de s'écrouler, sous le regard désespéré de la femme de chambre, sur sa couche, et enleva ses lourdes bottes de cuir, mettant de la terre sur le sol. Inu vint alors parachever l'œuvre en se jetant sur le lit, laissant la jeune femme au comble du désespoir. Se gardant de quelques remarques sur son client, elle conserva son calme:
"Maintenant que monsieur est installé, dois-je vous montrer les bains?"
Chonvy acquiesça, détacha sa longue cape de laine vert foncé et posa son gilet en peau sur le lit et emboita le pas à la femme qui l'attendait dans le couloir.
Il s'arrêta à l'embrasure de la porte et se retourna vers son compagnon de route.
"Je ne serai pas long. Sois sage, compris?"
Comme seul réponse, le chien loup bailla et s'installa un peu plus dans les draps moelleux, tandis que son maître arpentait les interminables couloirs du complexe.
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MessageSujet: Re: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Mar 23 Nov - 12:37

Je me lève et m'approche du comptoir, à l'évidence mon apparence déstabilisait la jeune serveuse qui ne fait que bredouiller quand elle m'adresse la parole.

"vvvv-vous désirez autr-rrre chose?"

"Ce sera tout. Par contre, avant de partir je profiterais volontiers de vos sources pour prendre un bon bain, la route a été plutôt harassante"

après que la serveuse m' eu indiqué la direction des bains je quitte le hall, l'espace d'un instant un oeil avisé aurait put voir une queue reptilienne dépasser entre les plis du manteau du voyageur.

j'arrive dans une sorte vestibule. en face de moi se trouve la porte menant aux sources plusieurs casiers était disposé sur les cotés de la pièce pour y entreposer ses affaires. je m'approche d'un casier et commencer a y entreposer mon équipement, armes, cuirasse, manteau, bottes... je prends alors une serviette et l'enroule autour de ma taille avant de me rendre dans la source a proprement parler. L'eau chaude était d'un grand réconfort après avoir voyagé dans un si grand froid. Surtout pour un reptilien.
je me laisse immerger complètement et me laisse aller, de nombreux souvenir me revienne a l'esprit, la douce chaleur des marais de ma terre natale, les heures passé a flemmarder sur un radeau le long des courts d'eau. le bon vieux temps.

Ma rêverie fut soudainement interrompu par le bruit d'une porte qui coulisse, une autre personne venait d'entrer. Que faire, d'ordinaire les gens ont peur et réagissent même parfois plutôt mal ma vue, de plus en restant ainsi immergé, et avec l'obscurité de la nuit, j'étais parfaitement invisible tant que je restait au centre du bassin, la ou la profondeur est la plus importante. mais en meme temps je ne pouvais rester immerger que quelques minutes.
*A que faire*
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MessageSujet: Re: Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.   Lun 20 Déc - 23:56

Chonvy suivit d’un pas rapide et plein d’entrain la jeune ménagère au travers d’un véritable labyrinthe, les virages se succédant rapidement, ne laissant aucune chance au Ranger de prendre ses repères. L’étendu du complexe le déstabilisa quelque peut, les couloirs et les portes en pins défilèrent de manière ininterrompu et le jeune homme commençait à appréhender le moment où il devra retrouver sa chambre. Mais plus encore, c’était le plancher qu’il observait avec crainte : à chacun de ses pas sur le solide sol de bois, résonnait en écho le clapotis régulier de l’eau et l’image de la bâtisse surplombant le lac lui revint vite en mémoire. Il s’imaginait donc, comme marchant au dessus de l’entendu liquide, survolant à chacune de ses enjambés une parcelle d’eau profonde et vint alors la peur de voir le plancher se dérober sous lui pour le plonger dans l’onde qui s’installa dans son esprit. Non pas qu’il avait peur, il n’avait jamais peur d’abord, mais il préférait savoir avoir une prise sure à lequel se raccrocher ou qu’il touchait bien le fond du lac. Il s’empressa de chercher des réponses rassurantes de la part de sa guide.

"Des accidents ? Il n’y en a jamais eu ici à ce que je sache monsieur." Lui répondit la serveuse d’un air las et ennuyé. "Les fondations sont solides et le bois résiste très bien à l’humidité, le fondateur de cette source était un excellent architecte, il a choisit le bois supportant au mieux l’humidité et jamais au cour de son siècle d’existence, un seul client ne traversa le plancher ou ne se plaignit de la proximité de l’eau. C’est au contraire cette position particulière et son cadre unique qui lui vaut son succès auprès des voyageurs."
C’était un texte répété machinalement, appris par cœur par l’ensemble des employés du complexe, une petite scénette en l’honneur de leur commerce. Sieur Almerick, l’actuel gérant du "Havre des Pics Ardents", avait un sacré sens des affaires et il investissait beaucoup d’efforts pour faire fleurir l’image de ses sources, nouant des liens avec de riches marchants afin qu’ils glissent quelques mots élogieux aux oreilles de leur clientèle. Même les employés s’employait à enrichir cette renommé, leur travail en dépendait.
Moyennement rassuré, l’attention du Ranger Souriant fût alors retenue par la sortie de trois hommes âgés, totalement nus, hormis une serviette enroulée autour de leur taille, sortant d’une pièce à sa gauche, qui disparurent presque aussitôt dans un couloir annexe, absorbés par leur discussion. Lors du bref instant où il les vît, Chonvy remarqua la vapeur qui se dégagea de la pièce, ainsi que l’eau qui perlait encore sur la peau des trois passants.
"Ah ! Et bien nous y voilà !" S’exclama le ranger avec satisfaction
"Navré monsieur mais ce n’est pas ici. Les bains pour le grand public est plus loin." Claqua sèchement l’employé tout en continuant son chemin, sans prendre la peine de regarder son interlocuteur.
"Hein ? Mais qu’est ce que… "
Il n’eût pas le temps de terminer sa phrase : la jeune serveuse se retourna brusquement, toisant le jeune homme d’un regard froid et agacé, toute la colère emmagasiné de libérant soudain, le faisant presque reculer de peur. Là elle appuya chaque syllabe de sa phrase avec soin, comme si elle parlait à un gnoll (le rapprochement de QI est certes néanmoins judicieux…)
"Ces Seigneuries ne souhaitent pas être dérangés dans leur intimité, si bien que pour leur confort, nous les séparons du "bon peuple". Nos bains sont plus loin."

Elle termina sa phrase ainsi, se retourna et repris sa marche, droit et sereine, comme si rien ne s’était passé. Il valait mieux éviter de trop brasser avec des "tabous". Cette déclaration fît tout de même son petit bonhomme de chemin dans la tête de Chonvy : il passa le reste du parcours les sourcils plissés, la bouche tiré en trompette, les bras croisés avec une de ses mains libres pour se frotter le menton, les yeux scrutant quelque chose d’invisible à ses pieds. C’était une mimique habituelle qui indiquait que le ranger était plongé dans une intense réflexion (des moments plutôt rare dans la vie d’un Chonvy, mais dont les zoologues étudiant cette espèce fascinante ont très vite décryptés le mécanisme complexe et savent appréciés à leurs justes valeurs, ces instants uniques !).
Les nobles. Ceux qui ont presque tous : argents, gloire, honneurs, terres, des hommes à part, des hommes ne partageant pas le même sang que le commun des mortels. Chonvy n’avais jamais trop réfléchit à ce sujet, jamais il ne s’était interrogés sur le pourquoi de leurs conditions. D’ailleurs, jamais personne, hormis les fous et les anarchistes, ne n’avaient remis ces choses en question…ouvertement. Les princes se détachaient d’une manière très nette du reste de la population et le peuple faisait même en sorte que cet écart soit encore plus profond. Étrange, mécanisme s’il en est… Mais le jeune homme ne haïssait pas ces personnes : au contraire, comment pourrait-il cracher au visage d’une personne qui pourrait éventuellement s’offrir ses services ? Aussi loin que se souvenait Chonvy, il avait toujours travaillé pour des personnes fortunées, et si elles n’étaient pas nobles, c’était un bourgmestre, un chef de village ou un riche marchand. Son monde se résumait à un certain équilibre : les riches employeurs dont il échange ses services contre de l’argent, les autres qu’il aide par charité, lui et son chien. C’est alors que sa rêverie fût brusquement interrompue lorsqu’il arriva à destination.

Le visage du Ranger Souriant fût frappé par une épaisse vapeur, comme une claque, alors qu’il venait juste de franchir le perron de l’épaisse porte de pins. La chaleur dans cette petite pièce était suffocante et il ne fallût que quelques secondes pour commencer à transpirer. C’est l’esprit embrumés par les vapeurs, qu’il se dirigea vers le fond de la salle, sous le commandement de la serveuse, afin de trouver un casier vide où il déposera ses affaires et y trouvera une serviette et un savon. On lui indiqua de se laver à la bassine avant de rentrer dans la source. Alors qu’il commençait à se déshabiller, il s’arrêtât soudain et jeta un coup d’œil discret vers la porte. Tel fût sa déception de voir que la jeune fille était partit sans plus attendre. Il aurait plutôt préféré la surprendre à se rincer l’œil sur son corps d’Apollon.
"Comme d’hab Chonvy, ton charme n’est pas accessible au commun des mortels." se rassura-t-il à voix haute.
Explosant de rire, il prit sa serviette sous ses bras et ce dirigea nu, le savon à la main, vers l’autre bout de la salle, où était déposé plusieurs bassines d’eau chaudes sur un sol en ardoise.
"Et encore, là tu n’es pas dans ton meilleur jour ! La gente féminine regrettera de ne pas t’avoir surpris nu plus tôt !"
Il pouffa de nouveau, satisfait de cette remarque tout en se frottant énergiquement la peau avec le savon noir. Un observateur extérieur ne pourrait dire si ce monologue était de l’auto-persuasion ou de l’auto-dérision mais dans tous les cas, on pouvait s'interroger sur sa santé mentale… Sa toilette dura encore une minute et une fois toutes les parcelles de son corps passé au peigne fin, il se vida le contenue entière d’une bassine sur le corps, dans la plus pure tradition d’un manque de délicatesse affligeant. Une fois sure que plus une épine de pins se cachait dans les cheveux, il marcha en sifflotant vers le bassin, séparé de lui par une autre cloison. Son sifflement se cassa net lorsqu’il passa de la pièce chauffé à l’air glacial de la nuit sans lune. Un froid mordant lui glaça l’échine alors qu’il était stoppé, les yeux exorbités, nu et trempé sur un ponton surplombant l’eau qui dégageait une volute de vapeur et un frémissement léger. Il reprit soudain vie, courant comme un fou en lâchant jurons sur jurons à l’encontre du climat montagnard et se jeta tête la première dans l’onde. Il n’avait même pas pensé à enlevé sa serviette, ni à vérifié si il avait pied, seul lui contait d’échapper au vent glaciale. Le contact avec l’eau chaude fût accueilli comme une bénédiction et Chonvy émis un soupir de soulagement lorsqu’il atteignit la surface pour reprendre son souffle. Il constata qu’il touchait le fond, il se pencha juste pour immerger ses épaules, ne laissant que la tête pour balayer la scène du regard, éclairé par de nombreuses lanternes.

S’il ne savait pas qu’il était dans le bassin grand public, il se serait crut dans le bain de l’empereur du Sorateikoku : le bain était vaste, un cercle d’environs 15 mètres de rayon, entourés de hautes palissades et cerclé par un ponton circulaire accessible par de petits escaliers qui faisait entièrement le tour du bassin, hormis sur une portion, où à la place trônait un grand affleurement rocheux aussi haut que les palissades, un édifice artificielle de pierres empilés d’où s’écoulait régulièrement une petite cascade, sans doute artificielle aussi, de son sommet.
*Ouah! C'est le grand luxe ! J’installerai bien mon campement ici. Je suis sure que s’il ne faisait pas aussi froid dehors, je pourrais facilement… Eh ! Qu’est ce que c’est qu’ce truc ?! *
L’attention de Chonvy fût en effet accaparée par une forme sombre et longue, presque flou aussi bien par le reflet de l’eau que par la lumière chancelante et incertaine des lanternes. Il crut voir d’abord une silhouette élancé nagé entre deux eaux et lorsqu’il se rapprocha, d’un air méfiant, la forme s’éloigna à toute vitesse de lui, fendant l’écume avec une facilité déconcertante et, au cour d’un bref instant, il sentit une queue écailleuse lui frôler la jambe. Reculant brusquement, surpris par cette situation, son étonnement fût bien vite remplacé par la curiosité et l’enjouement, il afficha un petit sourire satisfait.
*Tu parles d’un gros poisson ! La bestiole faisait bien un mètre ! Peut-être plus ! Et vu comme l’animal détale, il ne doit pas être carnivore…*
Poussé par la curiosité le Ranger s’élança à la poursuite de la créature aquatique, fort curieux de la tête que pourrait bien avoir ce « poisson d’eau chaude » (et surtout, quel goût il a…). Il courrait donc, l’eau lui arrivant sous le menton, battant des mains et des pieds pour maintenir sa tête en surface et dégager un maximum d’eau, qui le freinait dans sa course. C’était peine perdu, l’animal se déplaçait avec trop d’aisance dans ce milieu, le jeune homme abandonna la poursuite déçu, ayant perdus de vu sa cible.
*Arg ! Dommage ! Aussi, quelle idée de faire la course à un poisson ? En plus, je sors juste de table…*
Tournant le dos au monticule de roc, son attention fût attirée devant lui par les deux individus sortant justes des vestiaires, qui se dirigeaient vers l’eau en rigolant bruyamment.
*Tien ? Aurais-je la chance de faire un brin de causette ? Allons accueillir ces messieurs !*
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Flashback: Deux voyeurs par une nuit sans lune.
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